Le tourisme est bon pour la fabrique de St-Élie

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Élie-de-Caxton) À Saint-Élie-de-Caxton, le tourisme est bon non seulement pour l'essor de la municipalité et pour la vigueur des commerces, il est aussi une source de revenus intéressante pour la fabrique.

L'activité touristique a commencé à se développer davantage dès la naissance de la popularité du conteur Fred Pellerin. Les leaders locaux ont voulu que cette activité profite à la communauté. Et cela inclut la fabrique de la paroisse catholique qui a retiré 35 000 $ de revenus en 2009 provenant du tourisme.

«La chance qu'on a, c'est d'avoir Fred (Pellerin). Il est très généreux de son temps, il fait parler de nous. Si tous les villages avaient quelqu'un comme Fred, ça se passerait comme chez nous», mentionne Louise Lafrenière, marguillière et conseillère municipale.

De la somme de 35 000 $, 15 000 $ proviennent de la location du presbytère à des restauratrices. Quelque 10 000 $ ont été recueillis de la vente de produits à la boutique-souvenirs. Et la Municipalité a versé 10 000 $ pour aider à préserver le patrimoine religieux.

«Ça n'a rien à voir avec la religion, sauf que notre patrimoine religieux est au centre du village. Nos ancêtres ont travaillé pour bâtir l'église et le presbytère. Il faut les entretenir. On veut garder l'image du centre du village», justifie le maire André Garant, en expliquant que cette contribution de la Municipalité a été remise pour une troisième année consécutive.

Mme Lafrenière est très heureuse de pouvoir miser sur des revenus de la sorte.

«On est à peu près les seuls où ça va bien. Les fabriques sont dans la grosse misère et c'était la même chose à Saint-Élie il y a quatre ou cinq ans. Ce n'est pas avec des quêtes de 200 $, 230 $ par semaine qu'on peut payer des salaires et chauffer l'église.»

Selon Mme Lafrenière, ces revenus soutiennent la fabrique dans sa volonté d'entretenir le patrimoine religieux. Mais les marguilliers ne sont pas encore rendus à gérer un budget de millionnaires.

«On n'est pas riche. Avec le tourisme, le presbytère s'autofinance. On est capable de l'entretenir, de le chauffer.»

Les 10 000 $ provenant de la boutique-souvenirs paient une partie du chauffage de l'église. Et la somme de 10 000 $ versée par la Municipalité servira à compléter l'aménagement de sentiers et à la construction d'un belvédère au calvaire. Les travaux vont se dérouler au cours des prochains mois.

Les nouvelles sources de revenus ne suffisent toutefois pas à payer la totalité de l'entretien de l'église.

Le conseil des marguilliers doit réfléchir à des façons de financer les prochains travaux qui consisteront à repeindre la toiture. Ces travaux vont coûter au bas mot 20 000 $.

 

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