«On va d'abord voir si le projet est accepté. S'il l'est, nous n'aurons pas le choix d'aller en consultation publique. Mais rien ne dit que nous ne tiendrons pas un référendum avant. Je dois en débattre avec mon conseil», précise le maire Lavoie.
Ce dernier ne se dit pas inquiet de la réaction des citoyens qui ont signé le registre, étant donné que l'acceptation du projet ne pourra se faire sans cette consultation publique.
«C'est un pari qu'on prend, car comme maire de la municipalité, je ne peux pas laisser passer aussi facilement un projet porteur comme celui-là et des retombées économiques de près d'un million. C'est beaucoup pour une municipalité comme la nôtre», souligne-t-il, en ajoutant qu'il a reçu l'appui de la MRC de Mékinac pour aller de l'avant avec la présentation du projet.
Jean-Guy Lavoie précise toutefois que les balises concernant la répartition des coûts et des profits entre la Municipalité et la MRC ne sont toujours pas coulées dans le béton. «Ça se peut que ce soit à 50 % chaque, mais ça reste à voir. Si nous sommes en moyen de le faire juste la municipalité, pourquoi pas? On a beaucoup de choses à regarder», convient-il.
Le maire de Notre-Dame-de-Montauban dit avoir reçu l'appui de plusieurs citoyens de sa municipalité depuis la tenue du registre, il y a exactement une semaine. «Il y en a beaucoup qui sont pour, qui me téléphonent chez moi pour me dire de ne pas lâcher», mentionne-t-il.
Parmi les citoyens en faveur du projet, Manon Saint-Laurent s'est rendue hier soir à la séance publique de la MRC de Mékinac pour savoir de quelle façon elle pouvait manifester son appui au projet. «Ceux qui sont pour ne pouvaient pas signer nulle part. Est-ce que je peux, comme citoyenne, envoyer une lettre d'appui à ma municipalité», a-t-elle demandé. Le directeur général de la MRC, Claude Beaulieu, lui a confirmé que oui, en signifiant que «si on ne fait rien, il n'y a rien qui change».
«Il y a des gens sérieux qui sont intéressés au projet, des gens qui travaillent et qui ont à coeur que la municipalité se développe, pour que nos jeunes puissent continuer de rester chez nous. Quand on y pense, la majorité des gens de la municipalité n'ont pas signé le registre, et ceux qui l'ont fait n'étaient pas nécessairement contre», a-t-elle souligné après la réunion.
De son côté, le président de l'organisme Chute libre, Jean Jasmin, paraissait étonné de la décision de la Municipalité d'aller de l'avant, mais ne s'en inquiétait pas outre mesure. «Les règles de l'appel d'offres sont claires, il faut une consultation publique. Si le gouvernement suit les règles qu'il a mis en place, il doit rejeter toute soumission qui n'est pas complète», commente-t-il.










