La date à laquelle cette consultation publique va avoir lieu sera annoncée au plus tard au début du mois de mai. Elle sera d'ailleurs choisie afin de permettre à toute la population de la municipalité, autant permanente que de villégiature, d'y participer.
«La directrice générale va déposer le certificat de la journée d'enregistrement (tenue de registre), en vertu duquel le référendum aura lieu, lors de la prochaine réunion du conseil municipal, qui aura lieu le 13 avril.
Les membres du conseil municipal devront par la suite décréter la date du référendum avant la prochaine réunion du conseil, qui est prévue pour le 4 mai. Ils pourront cependant le faire dès le 13 avril», explique le directeur général adjoint de la municipalité, Benoît Caouette.
Ouvertement contre le projet de centrale, le porte-parole de l'organisme Chute libre, Jean Jasmin, déplore que les élus décident de dépenser de l'argent pour tenir un référendum alors qu'ils ont déjà décidé de présenter le projet à Hydro-Québec, et ce, même si les citoyens ne se sont pas encore prononcés sur le sujet.
«C'est une grosse farce. Le projet est déjà déposé même si ça disait que ça prenait une consultation avant son dépôt. C'est juste pour se donner bonne conscience. Mais le projet doit être rejeté. Le fait qu'ils nous annoncent qu'ils vont tenir un référendum, c'est assez étrange. Mais on verra la suite», mentionne M. Jasmin.
Du côté d'Hydro-Québec, on indiquait hier que les 31 projets présentés auprès de la société d'État allaient être étudiés au cours des prochaines semaines et que les réponses devraient être connues au mois de mai.
Le représentant d'Hydro-Québec n'était cependant pas en mesure de savoir si l'absence du résultat d'une consultation publique pouvait nuire ou non au dossier de Notre-Dame-de-Montauban, qui sera étudié au même titre que tous les autres.









