Au bout du fil, Katrien Verbeek de son vrai nom passe de l'anglais au français pendant l'entrevue. «J'habite la partie flamande de la Belgique. Je parle néerlandais, anglais, français, un peu allemand, et un tout petit peu espagnol», énumère-t-elle quand on s'intéresse à son profil polyglotte.
Ceux et celles qui n'associeraient pas le nom de Kate Ryan à une chanson en particulier peuvent peut-être connaître les versions dance de Voyage Voyage (de Desireless) et Ella elle l'a (popularisée par France Gall), des chansons qui tournent régulièrement sur les ondes des radios commerciales depuis quelque temps.
Ces deux pièces sont issues de son quatrième album, Free, paru en juin 2008. Son premier opus, la jeune femme l'avait présenté au public en 2002. Intitulé Different, il proposait des pièces en français comme Désenchantée et Libertine, deux titres de Mylène Farmer que la chanteuse belge affectionne particulièrement.
À intervalles de deux ans, Kate Ryan a fait paraître deux autres albums, Stronger en 2004 et Alive en 2006. Elle a changé de maison de disque pour la conception du quatrième, passant d'EMI à ARS Entertainment. Ce disque enregistré à Stockholm, elle est venue le présenter au Canada en formule de tournée de promotion radio.
Cette fois-ci, elle vient offrir ses chansons sur scène, avec trois musiciens. «Ce sera un mix de dance, de pop, de ballades. Ce seront surtout les chansons du dernier album. J'invite les gens à un gros party!» décrit l'artiste en parlant du spectacle prévu à la salle Thompson le 25 mai.
La veille de son passage à Trois-Rivières, elle aura joué au National à Montréal, et le lendemain elle sera au Cabaret du Capitole de Québec et conclura sa mini-tournée québécoise au Cabaret Opéra de Chicoutimi le 27.
Kate Ryan apprécie sa chance de voyager partout pour partager sa musique. «Ça a toujours été un rêve pour moi d'être chanteuse. Maintenant, je le fais et je suis heureuse de pouvoir voyager dans tous ces pays pour chanter et faire connaître ma musique», affirme-t-elle.
On pourrait croire que le produit de style dance discothèque a quelque chose d'universel qui le rendrait automatiquement populaire dans la plupart des pays et des cultures. Pas nécessairement. Par exemple, si elle n'a pas encore percé le marché américain, Kate Ryan se réjouit du contact qu'elle a développé avec le public québécois.
«J'aime la connexion que j'ai avec le Canada. Ce n'est pas partout pareil», dit-elle en donnant l'exemple de l'Italie, où la «connexion» ne s'est pas encore réalisée. «Ils ne font pas jouer ma musique, je ne sais pas pourquoi», fait-elle remarquer en évoquant ce pays en particulier.
Sinon, depuis janvier dernier, la liste des endroits où elle a joué ou jouera sous peu comprend le Kazakhstan, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Norvège, l'Espagne, la Russie, la Pologne, la Slovaquie, les Pays-Bas et la Suisse.?
Fan de Madonna
Kate Ryan réalise son rêve de chanter et de diffuser sa musique dans une foule de pays. «Il y a beaucoup de musiciens dans ma famille qui m'ont encouragée à chanter et à jouer de la musique», raconte celle qui a appris le piano et la guitare et qui en joue dans ses spectacles.
La chanteuse étudiait en joaillerie quand elle a choisi de se consacrer pleinement à la musique. «Ça fait neuf ans que je performe», précise celle qui a fait partie du groupe Melt avant de se concentrer sur une carrière solo.
On ne sera pas surpris de savoir que Madonna compte parmi les influences de Kate Ryan. «Je suis une grande fan de Madonna depuis toujours. J'aime son style, sa musique. Elle m'a beaucoup inspirée», formule-t-elle en reconnaissant aussi les talents de la méga-star pour la composition et son habileté au renouvellement constant.
En parlant de composition, même si Kate Ryan est surtout connue ici pour ses reprises de chansons françaises des années 1980, elle a collaboré à l'écriture de deux pièces de son plus récent album, en plus de composer seule la musique et les paroles de la chanson qui a donné son nom au disque.
Elle aimerait éventuellement enregistrer davantage de ses compositions, mais elle apprécie aussi avoir eu l'opportunité de s'approprier des chansons qu'elle aimait particulièrement. Elle considère comme un privilège le fait qu'on lui ait accordé les autorisations pour reprendre ces chansons qu'elle aime depuis longtemps.
Ces coups de coeur sont en français, une langue qu'elle chérit particulièrement. «Le français est une langue très romantique. J'aime vraiment plus ma voix quand je chante en français. J'aime bien les chansons mélancoliques en français», dit-elle dans la langue de Molière, au milieu d'une conversation majoritairement dans celle de Shakespeare.
La chanteuse originaire de Tessenderlo, dans la province flamande de Limbourg, interprète sur son dernier disque un duo en anglais et espagnol avec la chanteuse Soraya Arnelas.











