La comédienne a aussi refusé deux projets, sans regret aucun. D'autant plus que dans son nouveau rôle de mère, elle observe actuellement une intensité qu'elle ne soupçonnait pas si grande.
«Je ne savais pas que l'amour et l'attachement pouvaient être aussi intenses. En fait, je ne savais même pas qu'on pouvait aimer comme ça...» souffle-t-elle.
La comédienne a donc mis un petit bémol sur son horaire du temps.
«Avoir un enfant te procure comme un état d'urgence. Tu as tellement de temps à donner à cet enfant que ce qu'il te reste, tu n'as pas le goût de le perdre. Tu veux que ce soit quelque chose d'important.»
Actuellement, entre deux tournages de la dernière saison de C.A., c'est donc son groupe Caïman Fu qui en profite. Depuis le printemps, on a recommencé à promener Drôle d'animal sur les routes du Québec et le samedi 7 novembre, c'est à Trois-Rivières que le groupe s'arrêtera.
Jusqu'à ce jour, Caïman Fu avait l'habitude de jouer au Gambrinus et de miser sur le petit côté intimiste de ce lieu.
Or samedi, ils occuperont pour la première fois la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture.
Le groupe entend y incarner comme il se doit son dernier opus Drôle d'animal, tout en profitant de l'espace scénique pour maximiser les effets d'éclairage et les projections, selon une mise en scène signée Isabelle Blais.
Sur scène, les cinq membres porteront chacun une touche animale.
Dans la tournée de l'album Les charmes du quotidien, on avait opté pour les costumes blancs mais cette fois, «on veut faire ressortir le côté animal en nous», sourit Isabelle Blais.
Pour elle, ce sera la panthère, pour le bassiste Igor Bartulo, ce sera le zèbre, que des petits clins d'oeil, avisent-ils.
En fond de scène, on retrouvera des projections sur plusieurs pièces, filmées d'ailleurs à Trois-Rivières, plus précisément dans le quartier Sainte-Marguerite.
Le groupe est d'autant plus fier de cette tournée que jusqu'à ce jour, Drôle d'animal est l'album qui a reçu les critiques les plus élogieuses à travers les médias, observe Isabelle Blais.
Le spectacle veut faire découvrir ce nouveau matériel. Car Drôle d'animal a beau séduire, il demeure méconnu au sein du grand public, faute d'être accepté sur les ondes des grandes radios.
«On n'a pas les moyens des grandes compagnies et pas assez d'influence pour avoir nos entrées dans les radios», déplore Isabelle Blais.
«Sur cet album, on a au moins trois pièces qui sont vraiment accessibles, pas trop étranges, comparables à tout ce qui tourne actuellement...»
Ce qui ne fait toutefois pas broncher les dirigeants de RadioNRJ, dont tout le matériel est préprogrammé à Toronto.
«Si on faisait de la musique encore plus pop, on ne passerait pas plus», considère la chanteuse.
«L'évolution a fait qu'on est plus pop qu'avant, mais on est rendu à se dire qu'on pourrait aussi bien revenir à notre style d'avant, plus expérimental», note son comparse Igor Bartulo.
Le bassiste Igor Bartulo et le guitariste Yves Manseau habitent toujours Trois-Rivières et c'est aussi ici que se tiennent plusieurs répétitions du groupe.
Quant à la composition des albums, chacun ayant son petit studio à la maison, on utilise passablement les nouvelles technologies pour contrecarrer la distance entre chacun. Dans ces conditions, on est d'ailleurs déjà à concocter le prochain album.
La fin de C.A. et Le baiser du barbu
Cet été, Isabelle Blais a tourné un deuxième long-métrage en compagnie du réalisateur et humoriste Yves Pelletier.
Le 12 novembre, elle enregistrera le tout dernier épisode de C.A. et ensuite, «ce sera mon fils et la musique», se promet-elle.
C'est donc dire qu'en dehors de la scène avec Caïman Fu, ce n'est qu'en janvier qu'on la reverra, au petit écran, lors de la diffusion de la dernière saison de C.A.
«Et ce sera vraiment la dernière», appuie la comédienne, sourire en coin.
«C'est une fin très surprenante, pour mon personnage du moins. Ç'a évolué beaucoup. Les gens vont être surpris des développements», note-t-elle en saupoudrant les informations ici et là pour ne rien révéler du suspense.
Côté cinéma, les choses étant ce qu'elles sont, il est plus difficile de prévoir à quel moment elle gagnera le grand écran dans la nouvelle comédie romantique signée Yves Pelletier, Le baiser du barbu.
La comédienne évoque le printemps prochain, mais rien n'est assuré. Or elle ne peut toutefois s'empêcher de sourire à la simple mention du sujet de ce film.
Isabelle Blais y incarnera la conjointe du personnage principal, interprété par Yves Pelletier, qui se présentera comme un comédien raté qui ne connaît pas le succès.
Ce sera son cas du moins jusqu'au jour où il se laisse pousser une barbe et que tout se met à changer, professionnellement parlant.
Isabelle Blais y incarne sa conjointe, une auteure qui a renoncé à son métier et qui devient tout à fait allergique au succès de son comparse. «C'est assez rigolo...»
Un autre projet de film est sur la glace, mais vient d'être reporté, ce qui, honnêtement, fait son affaire, dit-elle. Dorénavant, ce sera un contrat à la fois.
«Un enfant, un contrat et un groupe de musique, pour moi c'est assez», dit-elle. Et peut-être un autre poupon dans un avenir pas si lointain.
«Ce n'est pas exclu. Tant qu'à être là-dedans...» sourit-elle. «Je sais que si j'attends trop, je n'en aurai pas d'autres.»











