«Actuellement en affaires, il faut aller dans les lieux moins exploités. Le mot d'ordre devient alors produit à valeur ajoutée», indique celui qui s'est lancé tout récemment dans l'univers des probiotiques. «On s'associe maintenant à la compagnie québécoise Neutravital (spécialisée dans ces bonnes bactéries), mais j'investis aussi un peu partout», précise Alain Paul.
En effet, ADL Tobacco investit également dans l'industrie de la transformation du bois et dans les extractions de plantes.
Un regain impossible
Par contre, Alain Paul soutient que le marché ne pourra jamais revenir comme avant, avec la popularité actuelle des cigarettes de contrebande. Selon la GRC, les saisies ont atteint des sommets sans précédent en 2006, dépassant même le point repère des saisies en 1994, lors de la crise de la contrebande. Bien que les sources d'approvisionnement du commerce illicite soient multiples (marques légales détournées, vols de cargaisons, produits contrefaits), la plus importante provient de manufactures clandestines situées à l'intérieur de réserves autochtones.
«Je pense qu'il ne faut pas rêver en couleur. Le marché appartiendra aux Autochtones dans le futur. Ils sont bien situés dans le domaine et ils en sont capables», prédit l'entrepreneur de Masteuiash.
Pour l'instant, il est interdit d'acheter des cigarettes produites par des producteurs autochtones qui ne possèdent pas de permis provincial. «Ils n'ont besoin que d'un permis fédéral, ils ont leurs propres règles, mais ils peuvent vendre seulement aux autres autochtones dans les réserves», explique M. Paul, en ajoutant que probablement d'ici quelques années le gouvernement n'aura pas le choix d'autoriser les premières nations à liquider leurs produits du tabac en toute légalité, et ce, avec moins de contraintes.










