Ceci dit, Érick Auger revient donc fort satisfait de sa performance, d'autant plus qu'il a amélioré d'un kilomètre sa meilleure marque personnelle de la saison (340 kilomètes au Summer Solstice) sur un parcours encore plus ardu où il a été en mesure de faire fi de la douleur.
«Le parcours était plus difficile que le Summer Solstice tenu au même endroit les 21-22 juin. Il comportait plus de dénivelés, des montées plus longues. J'ai effectué 22 tours d'une boucle de 15,5 km pour un total de 341 km. Ça représente 6160 mètres d'ascension», mentionne celui qui a talonné de près le grand vainqueur de l'épreuve (23 tours).
«Je suis super heureux de mon résultat. (...) J'ai talonné le vainqueur tout au long de la course et nous nous sommes échangés la première position durant les premiers tours. L'écart entre les moyennes de nos tours est de 47 secondes. Nous avons roulé à un rythme d'enfer et nous avons très rapidement dépassé d'autres coureurs», raconte le Jonquiérois qui a ralenti un peu dans les six derniers tours en raison de la douleur à l'avant-bras. La lutte a été vive car le troisième au classement, Andrew Parry, a terminé en force pour conclure avec 22 tours. Toutefois, l'écart se creuse par la suite car le détenteur de la 4e position a complété 18 tours.
D'autre part, la réputation d'Érick Auger l'a précédé puisqu'il était perçu comme l'homme à battre lors de cette épreuve. Dans les puits de ravitaillement, ça jouait dur quant aux commentaires émis. «Il y a eu comme une petite guerre psychologique. Les autres équipes écoutaient nos stratégies», mentionne-t-il.
Pour conclure sa saison en beauté, Érick Auger aimerait bien défendre avec succès son titre de champion du 24 heures solo de Sherbrooke. «Je me suis vraiment amélioré. Je suis plus rapide et plus constant», assure celui qui veut terminer la saison en force. Pour ce faire, il reçoit des traitements de physiothérapie dans l'espoir d'être rétabli à temps.









