Le Sommet oublié

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Bertrand Tremblay
Le Quotidien

Après le forum sur la forêt, convoqué vendredi par la Conférence régionale des élus (CRÉ), l'Institut des régions ressources (IRR) présentera, en mai prochain, un Sommet sur l'industrie forestière mondiale. L'IRR est la dernière créature d'Adam Lapointe, cet ancien professeur de l'UQAC qui a fondé, voilà déjà 25 ans, Soccrent devenue Pluri-Capital.

Ces initiatives visent, essentiellement, à stimuler l'économie pour générer de nouveaux emplois. Elles ont surgi après l'annonce faite par Alcan et les papetières, au Sommet économique de 1984, que la robotisation réduirait les emplois tout en augmentant de façon significative la production d'aluminium.

 

La renaissance

Ce colloque devrait marquer, du moins on l'espère, la renaissance de notre industrie forestière. Car, il confrontera, pour la première fois chez nous, les différentes formes d'exploitation industrielle des grands pays forestiers de la planète, soit la Scandinavie, les États-Unis, la Russie, le Brésil et, évidemment, le Canada. Des conférenciers de réputation internationale comme Luc Bouthillier et Robert Beauregard, de Laval, Reima Sutinen, de la Finlande, et Fernando Seixas, du Brésil, décriront la situation au Québec et ailleurs.

Nos spécialistes recèlent une grande valeur. Et ce, même si ces persistants explorateurs de la ressource n'ont pas facilement accès aux grands canaux de communication. Je fais référence à Réjean Gagnon, le directeur-coordonnateur du Consortium de recherche sur la forêt boréale et professeur à l'UQAC, et à l'ingénieur Réal Desbiens, qui connaît bien l'industrie forestière de la Russie.

Mélissa Filion et Richard Desjardins

Il n'y manquera, à vrai dire, que Mélissa Filion, la représentante québécoise de Greenpeace, et Richard Desjardins, l'adulé des écolos urbains. Tous les deux livrent un combat mortel à notre industrie forestière. La première, avec l'approche mielleuse d'une sirène, et l'autre, à coups de matraque verbale.

La presse nationale ne s'intéressera pas à ce Sommet, sinon pour y déceler les éléments négatifs. Car, elle souhaite implicitement que l'ensemble de notre forêt boréale soit inséré dans les aires protégées du Parc SaguenaySaint-Laurent. C'est pourquoi elle continue de choyer les Verts.

Christiane Charette en accueillait chaleureusement trois à sa tribune, la semaine dernière, à l'occasion du lancement de «Terre», un documentaire sur l'environnement produit par Disney. D'abord l'incontournable Jean Lemire, puis l'ancien journaliste Jocelyn Desjardins, de Radio-Canada, recyclé en directeur des communications de Greenpeace-Québec et François Tanguay, un ancien membre de cette organisation, auteur d'un nouvel essai «Manifestement vert». Ils venaient vendre leur salade.

// La suite de cette chronique est disponible dans votre Quotidien.

 

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