Retraite surprise

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Carol Néron
Le Quotidien

Le maire d'Alma se retire de la politique municipale, prenant ainsi tout le monde à l'improviste. Pourtant, Gérald Scullion donnait vraiment l'impression de toujours vouloir en découdre et de mener à terme les projets qui lui tenaient le plus à coeur. Sa présence au sein de la prochaine campagne électorale municipale ne faisait donc presque aucun doute.

Élu une première fois au poste de conseiller, en 1983, il devenait, 20 ans plus tard, maire d'Alma. Aujourd'hui, il se dit davantage sensible aux réalités économiques, même s'il demeure toujours fidèle à son passé d'écologiste engagé. À 58 ans, Gérald Scullion se promet une retraite bucolique faite surtout de participations bénévoles à des organismes communautaires, mais aussi de lecture et de pêche sportive.

 

Pionnier de la cause environnementale

Présent sur la scène environnementale du SaguenayLac-Saint-Jean depuis au moins les trente dernières années, Gérald Scullion fait partie de cette première cuvée de défenseurs de la nature qui ont ouvert la voie aux militants d'aujourd'hui, notamment avec une approche des médias axée sur les conférences de presse coups de poing. La technique n'ayant jamais cessé de s'affiner, elle s'assimile davantage, aujourd'hui, à des véritables opérations de commandos!

Les dix-huit derniers mois n'ont pas été faciles pour Gérald Scullion, le maire. Son tempérament fougueux, voire emporté, le distinguant de son placide prédécesseur, Jean-Maurice Harvey, lui a joué quelques mauvais tours. De plus, les conséquences de la crise économique, en particulier la décision de Rio Tinto Alcan (RTA) d'imposer un moratoire sur son projet d'agrandissement de l'Usine Alma, ont hypothéqué les perspectives financières de sa ville. L'avenir incertain d'AbitibiBowater a contribué, aussi, à assombrir cette fin de mandat, tout comme ses relations avec la MRC de son secteur dans le dossier des matières résiduelles. Des constats d'autant plus difficiles à accepter que la Cité de l'hospitalité affiche, année après année, des performances dignes de mention à maints égards.

Le report d'un an du lancement des travaux de la voie de contournement aura constitué, également, une autre source d'agacement.

Enfin, Gérald Scullion n'aura pu arriver à convaincre le gouvernement québécois de faire passer, de la planche à dessin au terrain, le prolongement de l'autoroute 70 jusqu'à sa ville.

// La suite de cet éditorial est disponible dans votre Quotidien.

 

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