Après les 9200 victimes de Vincent Lacroix et sa créature Norbourg, ce sont maintenant les «protégés» de Earl Jones, un séducteur aux cheveux gris, qui ne retrouvent plus leur argent ni leur gourou. Depuis l'éclatement de ce nouveau scandale, les médias nationaux ont surtout étalé les malheurs de la famille Nelles qui aurait perdu 1,3 million$ dans cette arnaque.
Des épargnants en confiance avaient confié à ces deux gestionnaires de portefeuille et de fonds communs de placement quelque 230 millions$. Une somme astronomique qui s'est volatilisée comme par magie sous le nez des mécanismes de surveillance façonnés et financés par l'État. On pense surtout à l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Seule consolation, les Québécois n'ont néanmoins pas entaché davantage leur réputation de peuple peu familier aux complexités des transactions monétaires. Le New-Yorkais Bernard Madoff fait de ses compatriotes, reconnus champions toutes catégories, du système capitaliste, les nouveaux cancres de la finance. Il les a escroqués de 50 milliards$US. Le fumiste a déjoué une multitude de millionnaires à la barbe des enquêteurs de la SEC, l'équivalent américain de la Québécoise AMF.
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