Le nouveau contrat prévoit des hausses salariales variant entre 0,5 et 3% pour les premières années et l'ajout d'un nouveau congé mobile. Rappelons que les offres patronales précédentes proposaient une convention collective sur 10 ans et aucune augmentation de salaire pour les deux premières années.
Le président du syndicat des travailleurs de l'usine spécialisée dans la production de bois de sommiers, Marc Langlais, se réjouit du dénouement du conflit. Ce dernier tient également à préciser que la proportion qui a voté pour la nouvelle convention n'est pas représentative de la décision, car les employés avaient le choix entre trois propositions.
«Ce chiffre ne signifie pas que 36% des employés ont rejeté l'offre. Il y avait trois choix de contrat, dont un de 8 ans, un de 9 ans et l'autre de 10 ans. Nous avons accepté en majorité celui de huit ans, mais certains ont préféré neuf ans. Mais ça ne veut pas dire qu'ils rejettent les offres salariales», insiste M. Langlais.
«Même si nous ne sommes pas vraiment très gagnants, les travailleurs semblent tous heureux du dénouement. On voit que la partie patronale a tout de même fait un bout de chemin. Nous avons diminué le nombre d'années de la convention. Et nos hausses salariales sont plus importantes», poursuit M. Langlais, visiblement soulagé par cette entente.
L'acceptation permet d'éviter la manifestation qui était prévue hier soir durant le souper dans les rues. Une nouvelle qui a réjoui bien des gens. «Nous avons averti la SQ et les gens de la Traversée. Ils étaient bien contents. Nous aussi ça fait notre affaire. Parce qu'il faut le dire, nous ne voulions pas faire cette manifestation contre la Traversée. On voulait simplement se faire entendre par le président d'honneur du souper dans les rues qui est également le grand patron des Entreprises Barrette», précise Marc Langlais.
Les employés en grève depuis le 15 juin dernier retourneront graduellement au travail à partir du 3 août prochain. Quelques employés pourront recommencer le travail dès la semaine prochaine sur une base volontaire toutefois, car la période de vacances est en cours.










