On a d'abord appris qu'Hydro accordait 250 000$ à un collège privé cossu de Montréal. Le président, Thierry Vandal, siège à son conseil d'administration. Puis, qu'une autre école privée aisée, fréquentée autrefois par M. Vandal, a obtenu 200 000$. Enfin, que la haute direction d'Hydro a la vilaine habitude de s'inviter mutuellement à luncher aux frais du contribuable, y compris M. Vandal, qui devra rembourser le fisc pour ces réunions de travail gastronomiques.
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Bien sûr, tout cela dénote un manque de jugement, d'intégrité. La tête de cet organisme puissant, intouchable parce qu'il incarne la quintessence de la réussite québécoise, a perdu son discernement. Cela prouve, aussi, que l'entourage de M. Vandal le courtise comme un monarque à qui nul n'ose dire: «Non, M. le Président, cette décision est dangereuse pour vous et pour l'organisation».
Mais la tête de M. Vandal coûte cher... Quand le patron de la Caisse de dépôt et placement a empoché 375 000$ pour sa fuite délibérée, on a découvert que d'autres patrons publics recevraient aussi un pactole pour leur départ, volontaire ou non: 410 000$ dans le cas du grand patron d'Hydro. Alors, il faut que le public l'haïsse assez pour payer cette rançon. D'où la cascade de révélations embarrassantes coulées à la veille de la rentrée parlementaire...
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