Le prix se raffermit autour de 2000$US la tonne. Selon Carmine Nappi, vice-président à l'analyse de marchés chez Rio Tinto Alcan, qui s'adressait aux membres de la Fondation de l'Université du Québec à Chicoutimi, vendredi dernier, ce seuil de rentabilité permet d'envisager la reprise des investissements nécessaires au soutien de la concurrence.
Tout juste avant l'effondrement des marchés, en juillet 2008, l'industrie savourait les moments les plus euphoriques de son existence. Les grands acheteurs montaient les enchères pour acquérir le métal léger disponible. Ils ont déboursé jusqu'à 3340,60$US la tonne. On comprend pourquoi les spécialistes estiment que Rio Tinto a payé une surprime de 10 milliards US pour obtenir la Canadienne Alcan.
En février dernier, le prix tombait 1288,25$US. Puis, il s'est apprécié lentement pour vaciller près du niveau favorable à la croissance. Cet indice de relance devra toutefois se stabiliser durant au moins un trimestre pour espérer l'avènement d'une poussée suffisamment vigoureuse pour inciter les grands décideurs à autoriser la reprise des investissements.
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