Le maire Jean Tremblay a mis la table en prévision de cette éventualité, hier soir, lors d'une séance régulière du conseil de ville. Il a pris la parole pour lire un document de plusieurs pages dans lequel il a détaillé une liste de raisons qui motivent une hausse du compte de taxes. Il n'a cependant pas précisé de quel ordre serait cette augmentation, se contentant de préciser qu'elle touchera une partie de la valeur des résidences et que le conseil du trésor travaille toujours sur le budget qui sera présenté plus tard en décembre.
«J'ai demandé au conseil du trésor de toujours avoir en tête que la taxation de la maison moyenne doit être en deçà de 2000$ par année», a-t-il souligné.
Parmi les arguments soulevés par Jean Tremblay pour expliquer une première hausse depuis la fusion de 2002, il y a les règles du Pacte fiscal du gouvernement du Québec. Le maire fait valoir que ces dernières pénalisent les municipalités qui obtiennent de bonnes performances. Il n'était cependant pas en mesure de chiffrer avec précision le manque à gagner, évalué à plusieurs millions$ par année.
«Saguenay, en raison de ses performances administratives extraordinaires, a vu ses revenus provenant du gouvernement du Québec diminuer de façon importante et ce, même s'il avait été prévu d'une façon certaine que plusieurs villes verraient leur part augmenter, alors qu'aucune ne verrait sa contribution diminuer», a expliqué le maire, ajoutant qu'il avait rencontré à ce sujet il y a près d'un an Nathalie Normandeau, qui était alors ministre des Affaire municipales, sans succès. Il n'a pas rencontré le successeur de Mme Normandeau à ce poste, Laurent Lessard, pour lui faire part de ses préoccupations.
// La suite de ce texte est disponible dans votre Quotidien.











