L'adjointe aux services ambulatoires et d'hospitalisation de l'hôpital responsable de ce nouveau service, Carolle Mïur, a fait le point sur les travaux du guichet unique, ouvert en janvier dernier, à l'occasion de l'assemblée régulière du conseil d'administration de l'établissement qui avait lieu hier soir. Le service est constitué d'une infirmière qui évalue chaque dossier afin de leur donner un ordre de priorité de 0 à 5, allant des personnes qui ont besoin d'un médecin de famille dès leur hospitalisation à celles qui désirent un médecin de famille, mais dont la condition sanitaire ne l'exige pas à court terme.
«Depuis l'ouverture, nous avons permis à 498 personnes d'avoir accès à un médecin de famille. C'est beaucoup en moins d'une année. Lorsque nous avons planifié ce service, les projections étaient beaucoup plus de l'ordre de 150 places disponibles par année dans les cliniques privées. Nous avons une excellente collaboration des médecins», a expliqué la gestionnaire.
Mme Mïur n'a cependant pas été en mesure d'expliquer la différence importante entre les places obtenues depuis l'ouverture du guichet unique et les projections faites pour la préparation du projet. Cette statistique permet aussi de nuancer les perceptions à l'effet qu'il est pratiquement impossible de se trouver un médecin de famille dans la région puisque les plans d'effectifs médicaux autorisés par le ministère sont toujours déficitaires par rapport à la réalité.
Le guichet unique de l'hôpital de Jonquière a ouvert jusqu'à maintenant 2129 dossiers.
La gestionnaire a décortiqué les statistiques pour illustrer que jusqu'à maintenant, les personnes dont l'état de santé se situe dans les catégories 0 à 2 ont maintenant un médecin de famille attitré.
«Dans un premier temps, notre objectif était de nous assurer que les personnes ne demeurent pas à la maison sans médecin alors que leur état se détériore. En comparant les places attribuées aux priorités, on constate que ça va très bien.»
L'un des objectifs évoqués par le ministre Yves Bolduc pour encourager les hôpitaux à aller de l'avant avec le guichet unique était de réduire les visites à l'urgence. Les personnes sans médecin de famille ont tendance à se rendre dans ce service lorsqu'elles éprouvent des problèmes de santé qui auraient pu être traités en cabinet privé. Selon Carolle Mïur, il est difficile pour le moment d'établir un lien entre l'attribution des places dans des cliniques médicales privées et une diminution de la fréquentation de l'urgence.
Dans un autre ordre d'idée, les membres du conseil d'administration ont adopté une résolution unanime pour féliciter le personnel de l'hôpital qui a su mettre en place les mécanismes nécessaires à la conduite de l'opération de vaccination contre la grippe A (H1N1).
Ltremblay@lequotidien.com











