On a commencé par l'argent: les «emboucaneurs» ont payé le Stade olympique et défrayeront sans doute le CHUM, prochain monstre montréalais...sinon, la montagne de ski qui manque à Québec pour recevoir les Jeux olympiques. Heureusement qu'ils sont là, les accros de la nicotine!
Les compagnies d'assurances privées les taxent aussi : une cigarette par mois ou un paquet par jour, c'est le même tarif : les primes d'assurance-incendie, vie ou invalidité explosent.
On leur a fait la morale. Photos « dégueus « sur les paquets, campagne de découragement, reproches sur l'odeur, coûts de la santé. Pourtant un fumeur mourra plus vite et laissera sa pension dans l'escarcelle gouvernementale au lieu de l'encaisser.
Puis on les a chassés des restos et bars par respect des non-fumeurs. Ils s'agglutinent, grelottants, sous un portique jonché de mégots. On les a évacués des lieux de travail. Même un propriétaire de commerce, seul dans son bureau qui en grillait une, a dû casquer 300$.
Chassés
On les a sortis des écoles, des hôpitaux. Bravo. Protégeons les malades et la jeunesse! Puis on les a repoussés hors des terrains scolaires. Les cancres et délinquants sont maintenant au bord de la rue, couvrent le trottoir de leurs «tops», hors de portée de la discipline scolaire, mais à portée des trafiquants de tout acabit.
Les boîtes à fleurs, les abribus, le terreau au pied de nos maigrichons arbres urbains se nourrissent de mégots. Avec la fonte de février, une balade les yeux baissés, écoeure. Même mon chien, un stupide beagle qui vit le nez rivé au sol semble soudain dégoûté, et se promène le museau bien haut ...Beurk!
Les fumeurs salissent nos pelouses? Qu'on les oblige à ramasser leurs mégots, sous peine d'amende. Comme les propriétaires de chiens ramassent les déjections de leur bête. Mais qu'on installe des cendriers, au lieu de jouer les hypocrites. Dans ses parcs, dont Rivière-du-Moulin, la ville offre gratuitement des sacs à crottes aux promeneurs de cabots ... Pourquoi pas des cendriers collectifs, des fumoirs externes ?
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