« Il y a une hausse entre 15 et 20% de la demande pour le bio annuellement. Par contre, il n'y a toujours pas un avantage monétaire pour les producteurs, car les prix sont les mêmes pour le bleuet conventionnel et le bio «, mentionne Daniel Simard, directeur général du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec.
C'est justement pour encourager ce type de production que le syndicat veut discuter avec les acheteurs et transformateurs d'une échelle de prix différents, semblable au prix pour celui cueilli en forêt.
Jean-Pierre Senneville de Bleuet sauvage du Québec sert un avertissement: l'avantage du biologique n'est plus ce qu'il était. «Il y a quelques années, il y avait une différence de prix de 75% entre le conventionnel et le bleuet biologique tandis qu'aujourd'hui elle est de 25% et on constate une pression à la baisse. J'arrive d'une convention sur la vente des fruits aux États-Unis et la crise a fait mal, ce qui a eu une répercussion sur les prix. Les Américains se serrent la ceinture. Ils ne sont plus prêts à payer trop cher pour le bio. La demande stagne, elle ne progresse pas «, avance l'homme d'affaires.
Décision importante
Il ne faut pas écarter la production bio pour autant, mais il s'agit d'une décision très importante. Il invite les producteurs intéressés à le faire graduellement. À titre d'exemple, Bleuet sauvage qui dispose de très grandes surfaces de bleuetière dans la région a transformé 6000 acres de terrain en bleuetière bio. « C'est un investissement à long terme, car on ne connaît pas encore le vrai rendement que nous allons obtenir comparativement à la culture avec produit chimique «, mentionne-t-il.
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