«En 2010, ce n'est plus acceptable d'attendre après ce service. Ça nous a été promis en 1997 que toutes les communautés rurales seraient branchées. Il faut accélérer les choses. Ce n'est plus tolérable», a déploré le préfet Jean-Pierre Boivin, hier, lors de l'assemblée mensuelle de la MRC Maria-Chapdelaine. En effet, seul le noyau des villages de Girardville, Saint-Augustin, Saint-Edmond, Sainte-Jeanne-d'Arc, Périboka, Saint-Stanislas, Notre-Dame-de-Laurette, Albanel et Saint-Eugène sont partiellement desservis. Internet est inexistant dans les rangs.
Les élus sont tellement déterminés à obtenir le service qu'ils songent même à faire cavalier seul, si les gouvernements tardent trop. «C'est le temps de faire pression et on n'attend plus. On fait une demande dans le cadre de Communauté rurale branchée pour avoir une subvention pour que nos communautés aient un service haute vitesse au même coût qu'en milieu urbain. Si ça tarde trop, on va utiliser notre programme de la ruralité pour négocier directement avec des promoteurs», a-t-il indiqué fermement.
Les élus ont décidé hier soir de faire réaliser une carte précise des zones non desservies par internet haute vitesse. On estime à plus de 800 le nombre de maisons qui n'ont pas le service, mais on veut obtenir le nombre exact de résidences, de commerces et d'institutions. Cette carte va permettre de faire des appels d'offres auprès de différentes compagnies.
Des rencontres ont eu lieu avec des fournisseurs de service, mais aucune compagnie n'est en mesure d'offrir le service partout sur le territoire. Par contre, la technologie la plus appropriée serait le service par satellite, mais les élus aimeraient que le gouvernement paye pour les coûts de branchement.
Les maires et mairesses veulent aussi faire pression pour que le problème de la téléphonie cellulaire se règle également une fois pour toutes. Les communications sont toujours difficiles dans des municipalités comme Girardville et Saint-Thomas-Didyme.
Commission d'enquête
La MRC Maria-Chapdelaine exige que le gouvernement du Québec réalise une commission d'enquête sur le milieu de la construction. «On veut que le gouvernement Charest prenne ses responsabilités pour enlever tout doute sur le milieu de la construction. C'est sûr que ça ne s'est pas passé dans notre contrat d'eau à Saint-Élizabeth-de-Proulx, mais ça s'est passé ailleurs et c'est le temps qu'on fasse la lumière là-dessus», a lancé le préfet.
Lpotvin@lequotidien.com










