La fierté du devoir accompli

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Le caporal-chef Gaston Gaudreault a vu la petite... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le caporal-chef Gaston Gaudreault a vu la petite Britany Imbeault lui sauter dans les bras, dès son arrivée, hier soir, à l'aéroport civil de Bagotville.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Katerine Belley-Murray
Le Quotidien

(BAGOTVILLE) De longs baisers, beaucoup d'amour et la fierté du devoir accompli. Les sept militaires de la 3e Escadre de Bagotville revenus hier étaient heureux d'être de retour à la maison. Ils gardaient tous des souvenirs impérissables de leur périple en terre haïtienne.

Le soldat Alexandre Roy a longuement serré dans ses bras son amoureuse, Isabelle Pelchat.

«Notre première soirée sera romantique, lance d'emblée M. Roy, dont la conjointe est aussi militaire. Notre mission là-bas s'est bien déroulée. En tant que pompier, je faisais de la prévention incendie, mais j'ai bien sûr participé à un paquet de projets. Venir en aide à tous ces gens est très valorisant. Les circonstances ne sont pas plaisantes, mais on aide beaucoup.»

 

Le caporal-chef Gaston Gaudreault, après avoir serré dans ses bras la petite Britany Imbeault, qui habite en famille d'accueil chez lui, a appris une bonne nouvelle: il est devenu grand-père, hier. C'est sa femme Line Robichaud qui lui a annoncé que Noa Lemieux faisait maintenant partie de la famille.

«Aller en Haïti a été une très belle expérience. Nous avons pu aider les gens. Nous avions vu plusieurs images de ce qu'était Port-au-Prince, mais en vrai, c'était vraiment pire. C'était la misère poussée à l'extrême. Les Haïtiens n'avaient pas d'eau, pas de poubelle, quand nous sommes arrivés, raconte l'Ambroisien. Nous avons pu changer les choses, apporter une aide précieuse.»

Alexandre Munoz, l'officier des relations publiques de la 3e Escadre de Bagotville, explique que puisqu'il était à Jacmel, il a vu moins d'horreurs que ses collègues qui étaient à Port-au-Prince.

«Il pouvait y avoir dix bâtiments debout pour un complètement démoli, souligne-t-il, au bras de sa conjointe Andréanne Girard. Les conditions étaient tout de même austères, la vie n'était pas facile. On dormait dans des tentes et encore là, nous étions chanceux. Quand je suis arrivé, il n'y avait pas de salles de bain ni de moyens de communication. J'ai réellement vu une amélioration entre mon premier jour en Haïti et mon dernier. Les banques sont ouvertes, les commerces accueillent les gens. Il y a de l'argent qui circule. Il y a encore beaucoup d'aide à apporter, mais d'autres agences gouvernementales s'en occuperont. J'aurais pu rester plus longtemps si ma famille avait été proche. C'est ce qui me manquait le plus.»

// La suite de ce texte est disponible dans votre Quotidien.

 

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