Le juge Jean-Paul Aubin rendra sa décision le 14 avril prochain. L'accusé a plaidé coupable à des gestes de grossière indécence commis au milieu des années 70 sur quatre adolescents.
Étant donné que l'homme en aurait environ pour une année à vivre en raison d'un cancer, son avocat, Me Charles Cantin, aimerait bien que la sentence puisse être purgée en société. Pour sa part, la représentante de la Direction des poursuites criminelles et pénales, Me Sonia Rouleau demande une peine variant entre 15 et 24 mois.
Les actes reprochés à Raynald Lavoie se sont produit le plus clair du temps dans le jubé de l'église jonquiéroise Saint-Raphaël. À plusieurs reprises, il a commis des attouchements sexuels sur ses victimes, allant de la masturbation à la fellation.
La représentante de la Couronne demande donc des peines variant de trois à six mois d'emprisonnement pour chacun des chefs d'accusation, surtout qu'elle ne partage pas les conclusions des rapports des spécialistes, à l'effet que l'accusé ne représente plus un danger pour le public.
Il ne faut pas oublier qu'en plus de ses quatre victimes, l'homme a aussi plaidé coupable à d'autres actes similaires, mais qui sont survenus après les agressions sur les victimes au dossier actuel. M. Lavoie a déjà écopé de sentences de trois, quatre et douze mois d'emprisonnement pour des dossiers d'attouchements sexuels.
« Dans le cas qui nous occupe, les victimes étaient âgées de 13 à 17 ans au moment des gestes posés. Il était aussi en situation d'autorité et il était en quelque sorte un mentor pour ces jeunes », de dire Me Rouleau.
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