«Cet investissement va nous permettre de générer des revenus additionnels et d'amortir l'effet des cycles dans le marché de la pâte NBSK. On va compter sur des revenus stables même pendant les périodes plus difficiles comme nous avons connu en 2009», a expliqué en marge d'une conférence de presse hier, Pierre-Gabriel Côté, président et chef de la direction de SFK Pâte.
Ce dernier n'a pas voulu chiffrer le montant des investissements. Des détails seront dévoilés plus tard dès que la firme d'ingénierie aura complété les plans et devis techniques. La construction devrait s'amorcer en 2011 pour se terminer 18 mois plus tard. Les premiers kilowattheures seront vendus en décembre 2012.
Ce projet de production d'électricité a été accepté par Hydro-Québec en février. SFK Pâte fait partie des huit projets retenus de l'appel d'offres de la société d'État pour des projets de production électrique à partir de la biomasse. Le contrat de 15 ans prévoit la livraison de 9,5 mégawatts par année. Pierre-Gabriel Côté n'a pas voulu dévoiler les revenus que générerait ce contrat. En moyenne, Hydro-Québec va payer 11,2 cents du kilowattheure pour les projets retenus.
Pour réussir à livrer cette électricité, SFK Pâte a dû s'assurer d'obtenir un approvisionnement de biomasse suffisant. L'an dernier, la rupture de contrat d'AbitibiBowater pour la vente de copeaux et d'écorces avait montré la dépendance de l'entreprise envers la multinationale.
«Nous avons un contrat de trois ans avec AbitibiBowater de 600 000 tonnes de copeaux. On s'approvisionne aussi auprès d'autres scieries. Ce qu'on s'est assuré, c'est d'avoir différentes sources d'approvisionnement pour être capable de subvenir à nos besoins s'il y avait des variables», a-t-il confié.
// La suite de ce texte est disponible dans votre Quotidien.











