Lise Watier était de passage à Chicoutimi, hier, pour rencontrer le recteur de l'UQAC, Michel Belley, de même que les chercheurs Jean Legault et André Pichette, codirecteurs du Laboratoire d'analyse et de séparation des essences végétales (LASEVE).
«Notre association remonte à plus de quatre ans. Depuis ce temps, nous réalisons de petits contrats, nous développons quelques produits, mais maintenant l'objectif est d'en arriver à un partenariat à plus long terme», a révélé Jean Legault.
Ce partenariat aurait pour point d'ancrage une toute nouvelle crème, conçue à partir d'une plante de la forêt régionale, que Lise Watier Cosmétiques inc. devrait lancer au cours de la prochaine année.
«La plante révèle des propriétés exceptionnelles. Elle est antioxydante et anti-âge. J'ai beaucoup d'espoir en ce projet et surtout, j'espère que nous pourrons nous associer à long terme», a indiqué Lise Watier, hier après-midi, lorsque rencontrée au magasin Pharmaprix de Place du Royaume. Les nouveaux partenaires ont cependant refusé de dévoiler l'identité de la plante.
Association naturelle
Lise Watier a eu recours aux services des chercheurs de l'UQAC pour une première fois, il y a quatre ans, dans le but de tester les propriétés de l'une de ses crèmes déjà sur le marché. Puis, de fil en aiguille, les liens se sont préservés et le projet dont il est aujourd'hui question s'est mis en branle.
La femme d'affaires a visité les locaux du LASEVE pour une première fois, hier. «L'UQAC a les meilleures installations au Québec», a-t-elle soutenu.
«La philosophie de Lise Watier nous rejoint, ajoute Jean Legault. C'est une compagnie québécoise qui veut développer des produits à partir d'ici. Pour eux, c'est l'occasion de donner une nouvelle couleur à leurs produits et pour nous, ça nous permet d'atteindre notre objectif qui est de valoriser la biomasse forestière.»
Le chercheur souligne que des entreprises forestières de la région sont intéressées à fournir la biomasse nécessaire. «Pour l'instant, du côté d'AbitibiBowater, ça ne semble pas être des choses qui les rejoignent, mais il y a un intérêt plus grand chez les coopératives. La coopérative de Ferland-et-Boileau a déjà manifesté son intérêt», dit-il.
Notons que le LASEVE travaille à valoriser la biomasse forestière, produit qu'il utilise depuis maintenant 10 ans pour développer des produits cosmétiques, pharmaceutiques et nutraceutiques. Une quinzaine de chercheurs y collaborent.









