L'automobiliste schizophrène a été victime d'un délire religieux qui l'a empêché de résister aux voix qui lui disaient de prendre la route pour échapper aux coups de fusil qu'il entendait.
Hier, l'évaluation menée au département psychiatrique de l'hôpital de Chicoutimi a convaincu les avocats de la Couronne et de la défense de demander au tribunal de confier l'automobiliste à la Commission d'examen pour troubles mentaux. L'organisme verra à encadrer le patient jusqu'à ce qu'il soit jugé apte à reprendre sa liberté.
Réal Soucy a expliqué au tribunal que la voix de Mère Teresa se faisait entendre dans sa tête depuis un certain temps. Il sait aujourd'hui qu'il ne doit plus l'écouter, mais à l'époque de son arrestation, il a loué une automobile pour se rendre dans la région sous sa directive. Il a fait plusieurs manoeuvres dangereuses sur la route 175 et ne s'est pas arrêté quand les policiers le lui ont demandé. Il a ensuite été pourchassé sur une soixantaine de kilomètres avant d'être immobilisé par un tapis clouté placé en travers de la route.
Réal Soucy sera transféré dans sa province d'origine dès que son état de santé le permettra, a indiqué son avocate, Me Karen Inkel de l'Aide juridique.
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