Les réclamations en forte hausse

Yves Lefebvre... (Archives, Steeve Tremblay)

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Yves Lefebvre

Archives, Steeve Tremblay

Serge Lemelin
Le Quotidien

(ALMA) La Financière agricole du Québec a reçu 94 avis de dommages de plus qu'à pareille date l'an dernier principalement en raison de la hausse des réclamations des producteurs de bleuets.

L'organisme responsable de la gestion de l'assurance-récolte a reçu 420 avis de dommages de la part de différents producteurs de petits fruits, de céréales et de fourrage à comparer à 326 l'an dernier.

Cette tendance significative est inverse à celle du Québec où on observe une baisse de 3900 à 3200 avis de dommages en date de la semaine dernière.

« En 2009, nous n'avions que quelques demandes de la part des producteurs de bleuets pour lesquels nous avons versé 40 000 $ au total. Cette année, nous avons envoyé des gens dans les champs, mais nous attendons la fin de la saison qui devrait se terminer plus tôt au mois d'août au lieu de la première semaine du mois de septembre comme l'an dernier », a expliqué Yves Lefebvre, directeur général de la Financière à Alma.

La totalité des 125 producteurs de bleuets de la région membres du programme volontaire d'indemnisation ont franchi la première étape de présentation d'une réclamation. Il faut s'attendre à d'importantes réclamations une fois toutes les données colligées.

Le directeur n'est pas en mesure de fournir une estimation de la réclamation totale des producteurs de bleuets qui sont assurés individuellement selon leur choix avant le début de la saison. Certains ont préféré assurer 80 % de leur récolte habituelle tandis que nombreux sont ceux qui ont pris le risque de n'assurer qu'une proportion de 60 %. Chaque producteur aura à fournir le détail de sa production pour justifier sa réclamation.

« Chacun évalue son risque en fonction de l'emplacement de sa bleuetière, qu'il possède ou non un système d'irrigation ou du type de sol qu'il cultive », explique le directeur régional.

Le temps sec et le manque de précipitations, en particulier au nord-ouest du Lac-Saint-Jean, affectent aussi les producteurs de céréales, à l'exception du maïs, et de fourrage. « Le maïs aime la chaleur, mais certaines céréales ont produit des tiges moins hautes en raison du manque d'eau. Encore là, c'est très variable en fonction des sols et de leur capacité à garder l'eau. Il faudra attendre les données en fin de saison pour avoir plus de précision. » M. Lefebvre anticipe des baisses de rendement à la fois en qualité et en quantité, selon les informations qui lui ont été transmises. La deuxième récolte saisonnière de foin est problématique en raison du manque d'eau.

Une agronome du ministère de l'Agriculture, Sarah Villeneuve, confirme que les résultats anticipés pour les céréales sont variables selon les types de sol cultivé, mais que le manque de précipitations se fait sentir dans les rendements céréaliers et le foin.

L'an dernier, la financière a versé 4,4 millions$ aux réclamants d'une quinzaine de types de productions couvertes par l'assurance-récolte. En 2010, elle couvre une valeur totale de 65 millions$ auprès de ses assurés, dont 8 millions$ uniquement pour le programme des bleuets.

Slemelin@lequotidien.com


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