«Je suis content de voir qu'il y a une bonne compréhension de ce dossier de la part du public. Moi, je vis bien, mais si des gens connus sont intervenus, c'est en faveur des jeunes dans les écoles qui seront privés de sorties au théâtre. On pense aussi au Cirque du Soleil et à des gens comme Robert Lepage qui ont été encouragés à leurs débuts. La culture, c'est le poumon d'un peuple», a lancé Jean-Michel Anctil hier matin, à Chicoutimi, lors d'un déjeuner organisé par le Cercle de presse du Saguenay.
À ses côtés, la comédienne Marina Orsini n'était pas moins passionnée par cet enjeu. «Je suis porte-parole du Salon des métiers d'art de Montréal et je sais à quel point c'est difficile pour les artisans qui cherchent à obtenir de l'aide. Pourtant, c'est par l'entremise de la création, des arts, qu'un peuple se définit», a-t-elle souligné.
À l'occasion de ses déplacements à Toronto, on lui parle souvent de la richesse culturelle propre au Québec. «On n'en revient pas de ce qui se passe ici, de l'existence d'un star-system, du fait que c'est possible de vivre de son art, décrit-elle. Là-bas, plusieurs ont connu de grandes frustrations. Pour faire carrière, certains ont dû s'exiler aux États-Unis.»
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