Marie-Élaine Thibert casse le moule

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Marie-Élaine Thibert casse le moule

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Marie-Hélène Thibert

Le Quotidien, Rocket Lavoie

Daniel Côté
Le Quotidien

(LA BAIE) Fin des années 60, un party des Fêtes chez l'oncle Jos. La soirée est avancée et dans le salon où trône le premier téléviseur en couleurs de la famille, un Ford Philco, les cousins en ont assez d'entendre le disque de Réal Giguère - oui, une telle chose existait - qui vient de remplacer celui d'André Lejeune sur la table tournante. Ils sortent un album de Noël version pop, laissent tomber l'aiguille et qu'entend-on? Marie-Élaine Thibert!

D'accord, c'est rigoureusement impossible. Sans doute qu'à l'époque, les parents de la chanteuse ne se connaissaient même pas. Pourtant, plusieurs des interprétations qui ont été livrées hier soir, dans le cadre de son nouveau spectacle intitulé «Un jour Noël», auraient pu figurer sur ce long-jeu imaginaire.

 

Feeling

Souhaitant casser le moule de la fille aux accents dramatiques, Marie-Élaine Thibert et son équipe ont en effet recréé le feeling que dégageaient les disques de Noël du studio Motown et celui, désormais classique, du producteur Phil Spector. Et le plus remarquable est que la greffe a collé. La plupart des pièces offertes aux 1000 personnes rassemblées au Théâtre du Palais municipal de La Baie ont tiré profit de cette transformation extrême.

Le meilleur exemple fut «Danser autour du sapin vert», pulsé par les deux saxophonistes, ainsi qu'une rythmique serrée. Chanté avec une légèreté de bon ton, il a procuré de beaux moments au public, à l'image de la version joyeusement rétro de «Père Noël arrive ce soir» qui a ouvert la deuxième partie du spectacle.

Il était rafraîchissant de voir Marie-Élaine Thibert dans de telles dispositions, elle qui, au lever du rideau, a chanté et dansé pieds nus pendant que ses musiciens tricotaient un «Vive le vent» très enjoué, versant jazz. «Père Noël, j'ai été très sage cette année et je veux un gros cadeau: de plus grandes jambes», a-t-elle lancé à la fin de cette chanson. En attendant le 25 décembre, un assistant lui a remis des souliers à talons hauts.

// La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien

 

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