«Une maison face au nord»: Un privilège pour le spectateur

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«Une maison face au nord»: Un privilège pour le spectateur

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Une scène de la pièce «Une maison face au nord»

Le Quotidien, Rocket Lavoie

Christiane Laforge
Le Quotidien

(Jonquière) Un grand moment! La création de la pièce «Une maison face au nord », mercredi soir à Jonquière aura été un privilège. Joyeux trentenaire a su dire le dramaturge Jean-Rock Gaudreault au Théâtre La Rubrique en leur offrant cette pièce à mettre au monde. Un public ému, amusé, conquis par la beauté d'un texte superbement porté par des comédiens impeccables dans leur jeu.

La pièce

Avec tendresse, avec humour, avec doigté, Jean-Rock Gaudreault a su raconter les saisons de toute une vie, en brossant subtilement le portrait social, économique, politique et familial d'un couple.

Mieux encore, il a campé son histoire sur les flancs de Chicoutimi surplombant la rivière Saguenay, risquant des détails précis - la rue Racine, le Progrès-Dimanche, Place du Royaume ? sans y enfermer son texte. Il ne serait pas impossible d'adapter la géographie du récit à d'autres régions semblables, car le propos demeure universel.

L'auteur s'insinue dans le coeur d'un couple en fin de parcours, mettant à nu les traces de leur existence : le chagrin inconsolé de l'enfance, les grandes illusions amoureuses, les souvenirs heureux d'une maison pleines des cris d'enfants turbulents, le dur labeur pour gagner son pain, la confrontation à leurs préjugés face à l'étranger, les désillusions politiques, l'éloignement des enfants. Tissé dans les nuances de ces confrontations  de la vie, leur présent est la somme de joies et de tristesses qu'ils affrontent chacun à leur façon.  

« Ça m'a pris rien qu'une heure pour faire le tour de c'que j'ai ramassé pendant toute une vie, déclare Henri. Quand tu dis que toute ton histoire est là, sur des étagères ; tout c'qui a servi à bâtir des centaines de maisons, pis d'garages... Y a pas un coin d'la région où j'ai pas travaillé. Ben, dans a rue pour m'en r'venir ici, tout avait l'air de s'écrouler. Là, j'ai eu pour mon dire : «Mon vieux, tout ce qui t'entoure est en train de sacrer l'camp, pis t'en fais partie.»

// La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien

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