Après 25 ans dans la Métropole, le grand bonhomme a éprouvé le besoin de vivre à un rythme différent. Il a déniché une maison à prix abordable et profite des opportunités offertes par les nouvelles technologies pour hausser le profil de sa nouvelle formation. «Le «trip» à Montréal, je l'ai fait. Aujourd'hui, on peut faire de la business sans problème à partir d'ici. Je fais de la promo, j'essaie de créer un buzz pour le disque», explique le Baieriverain d'adoption.
Il est revenu dans la région en juillet 2008, peu de temps après avoir complété la mise en boîte de l'album. Celui-ci est né sans planification aucune, puisqu'il s'agissait d'un projet ludique, d'un prétexte pour réunir ses deux principaux artisans, Louis Gagné et Serge Laporte.
«On a fait une ou deux chansons pour s'amuser, pour se voir deux fois par semaine. Après avoir trouvé notre son, ce qui a pris un peu plus de six mois, nous sommes partis sur cette «trail» et nous nous sommes dit que nous pourrions faire un album avec ça. Serge étant guitariste, c'est lui qui a développé les structures d'accord, tandis que moi, je travaillais sur les mélodies», décrit Louis Gagné.
Éloge de l'ambiguïté
Le choix de l'anglais s'est fait tout naturellement. Jugeant peu concluants les essais réalisés avec des textes en français, le duo a sollicité la collaboration d'un ami graphiste, Jeff Dingwell. Il restait à cerner les thèmes dominants, qui sont reflétés par la présence des mots green et black dans le nom du groupe.
«L'album parle beaucoup de l'ambiguïté de l'être humain. Il est question d'environnement, des peines d'amours, de la vie et de la mort, énonce Louis Gagné. Sur deux chansons, «Black» et «Sinking Like A Stone», on exprime une forme de désespoir par l'entremise d'un homme immortel. C'est un éternel spectateur. Il ne fait pas partie des choses.»
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