Même si une image négative de lui a circulé dans les médias pendant des mois, et que des vidéos de ses actes disgracieux à ont été diffusées en boucle sur les chaînes de télé de partout, Jonathan Roy est disposé à faire face à la critique une seconde fois en lançant un premier album, «What I've Become».
Le garçon ne manque pas d'assurance. Il est même prêt à affronter le public du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Mais après avoir fait un doigt d'honneur à la foule du Centre Georges-Vézina suite à son attaque contre le cerbère des Saguenéens de Chicoutimi, Bobby Nadeau, le 22 mars 2008, à quel accueil peut s'attendre le fils de Patrick Roy de la population?
«Je ne sais pas. Ma famille qui habite la région me dit que plusieurs personnes ont tourné la page, mais ce n'est pas tout le monde. Je n'ai aucune idée de ce que les gens pensent.»
Jonathan Roy n'a pas encore de spectacle prévu dans la région. Il a reçu une offre, mais elle ne cadrait pas dans son horaire. «C'est sûr que je vais venir prochainement», promet-il.
Toutefois, le jeune auteur-compositeur-interprète admet avoir certaines craintes.
«J'ai un peu peur. Je ne sais pas ce qui se passe à Chicoutimi. Je n'ai aucune idée à quoi m'attendre. J'ai manqué énormément de respect envers le public là-bas. Je ne sais pourquoi ces gens devraient me respecter... Encore aujourd'hui, je m'excuse auprès d'eux.»
Une chose est certaine, au Québec, l'accueil médiatique et populaire réservé à Jonathan Roy a de quoi faire des envieux.
Déjà, une trentaine de spectacles figurent à l'horaire du nouvel artiste. Son album folk-rock est aussi l'un des meilleurs vendeurs en magasin.
«Cette semaine, le disque est même en première position des ventes anglophones», s'étonne lui-même le jeune artiste. «La semaine passée, je me trouvais entre Jason Mraz et Green Day! Ça me surprend. Je ne peux pas demander mieux.»
Notoriété
Jonathan Roy confirme que même si les médias ont projeté une image négative de lui suite à la fameuse partie contre les Saguenéens, il profite de la notoriété engendrée par le malheureux événement. Depuis, qui ne sait pas qui est Jonathan Roy?
«C'est sûr que ça m'a fait connaître aux gens. Mais malheureusement, ce n'est pas l'image que je voulais projeter. Je voulais changer ça. Je voulais montrer aux gens que je ne suis pas la personne qu'ils ont vue sur patins à Chicoutimi. J'aime la vie. Je suis généreux et sensible. Quand à 18 ans tu vis une affaire de même, l'affaire la plus médiatisée, c'est très difficile. Mais à 19 ans, ça va mieux. Et à 20 ans, ça va encore mieux. J'ai appris et je suis devenu une meilleure personne.»
Celui qui signe l'ensemble des textes des 13 pièces de son album a d'ailleurs extériorisé ses sentiments dans la pièce «All because of me». «J'ai écrit sur un jeune homme de 20 ans qui se sent perdu après tout ce qui lui est arrivé.»
Si être le fils de Patrick Roy a valu à Jonathan de voir ses actes à la une de tous les journaux, porter son nom comporte aussi ses avantages.
«C'est certain que le nom m'ouvre des portes pour les entrevues. Aux deux lancements, à Montréal et Québec, il y a avait beaucoup de médias», confirme-t-il.
Mais le jeune homme tenait absolument à réaliser son rêve sans l'aide de son paternel. «Patrick n'a pas mis une «cent» dans le projet. C'était très important pour moi que pour une fois dans ma vie, il ne paie pas pour ce que je veux devenir.»
Le jeune homme souhaite maintenant se concentrer sur sa nouvelle carrière. «Je ne peux pas aller plus loin en hockey, par manque de talent. Je pourrais jouer encore un an pur le fun, mais on va voir. Je veux me concentrer sur ma carrière en chanson.»










