Les oeuvres en question auront pour titres «Nous sommes tous des Marina», qui fera allusion au terminal baieriverain, ainsi que «Nous sommes tous des salles de spectacles «cheap» «, où il sera question du projet de rénovation de l'Auditorium Dufour de Chicoutimi. Elles seront mises en boîte au cours de l'hiver.
Une vingtaine de poupées ont été confectionnées à ce jour. Elles seront disponibles au coût de 20$ et si la demande dépasse l'offre, d'autres exemplaires seront commandés. Pour s'en procurer une, il suffit de contacter Pierre Demers, qui est professeur de cinéma au Cégep de Jonquière. Mieux encore, on peut se rendre à la soirée pré-électorale des Vues Animées.
Cet événement aura lieu le 22 octobre à 20h, au Café-Théâtre Côté-Cour de Jonquière. Pour aussi peu que cinq dollars, les gens auront l'occasion de visionner les six premiers vidéos provenant de la série «Nous sommes tous des...». Réunis sur un DVD, ces brûlots à caractère satirique seront offerts à prix modique, en même temps que la poupée du maire.
Comme Sarkozy
Ce n'est pas d'hier que Pierre Demers dénonce l'administration Tremblay, qu'il assimile à un régime totalitaire. Ses courts métrages à saveur éditoriale jettent un regard chargé de dérision sur le travail du maire de Saguenay. La poupée vaudou - qui est vendue avec quelques aiguilles - s'inscrit dans cette veine.
«Ça fait dix ans qu'il est en poste et comme il n'y a pas d'opposition, on a décidé d'en créer une de manière «underground» en agissant sur lui par l'entremise de la poupée, raconte le Jonquiérois. Peut-être que les gens auront suffisamment de pensées négatives pour l'inciter à se retirer, comme vient de le faire son collègue d'Alma (Gérald Scullion).»
Il précise que le concept de la poupée vaudou vient de France, où on a ainsi brocardé le président Nicolas Sarkozy. «La différence est qu'au lieu de mentionner différents dossiers concernant Jean Tremblay à même ses vêtements, j'ai intégré un crucifix pour montrer qu'il se sert des fonds publics pour défendre ses idées», souligne Pierre Demers.
Rappelant qu'il n'est associé à aucun candidat en vue des élections du 1er novembre, le cinéaste affirme que la création de la poupée relève du devoir de mémoire. «Il faut rappeler certaines choses, comme le fait qu'en 2005, le maire avait promis une salle de spectacles, ainsi que des bibliothèques», fait-il observer.
Notons enfin que la soirée du 22 octobre sera marquée par la lecture d'un texte que Pierre Demers a écrit avec Patrick W. Foissy, «Dommage à Jean Tremblay». «C'est un drame vaudou qui raconte son enfance et son adolescence. On lui a donné un jumeau qui est «drag queen». C'est lui qu'on préférerait avoir comme maire», laisse échapper le cinéaste, sourire en coin.











