Demers a droit à son heure de gloire!

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L'article est paru en page A6 du National...

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L'article est paru en page A6 du National Post du 15 octobre, ainsi que dans le Edmonton Journal. Pierre Demers se réjouit de l'ampleur de l'histoire.

Daniel Côté
Le Quotidien

(Jonquière) À défaut d'envoûter le maire Jean Tremblay avec ses poupées vaudou, le cinéaste Pierre Demers a eu droit à ses 15 minutes de gloire au Canada anglais. Un article écrit par une journaliste du quotidien The Gazette de Montréal, Marianne White, a en effet trouvé son chemin dans les pages du National Post, un journal distribué dans toutes les provinces du Canada sous son format papier.

Cette publication prestigieuse constitue le fleuron du réseau Canwest. Elle a placé un résumé de l'article original, de même qu'une photographie de la poupée vaudou représentant le maire de Saguenay, au sommet de la page A6. Le titre réfère à la création de l'objet artisanal. Juste en-dessous, on a inscrit les mots «Saguenay Scandal».

«J'ai donné une entrevue à la journaliste mercredi. Elle trouvait ça spécial, l'histoire de la poupée. Moi, ça me plaît (de faire l'objet d'un article écrit dans la langue de Shakespeare) parce qu'au dernier Salon du livre, le maire a dit qu'il lisait surtout en anglais. Ça lui fera de la lecture», a commenté Pierre Demers hier, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Le maire coi

Le texte a aussi été repris par le Edmonton Journal, un autre quotidien appartenant au réseau Canwest, Marianne White y mentionne que Jean Tremblay est candidat pour la quatrième fois aux élections municipales et qu'un groupe d'artistes a conçu et mis en vente des poupées montrant son visage.

«Nous devons libérer Saguenay de Jean Tremblay», affirme Pierre Demers. Dans la version intégrale de l'article, il parle d'un régime totalitaire et soutient que personne n'ose s'exprimer publiquement contre le maire. La journaliste précise au passage qu'elle a tenté de recueillir les propos du premier magistrat, mais que celui-ci a préféré garder le silence.

L'ampleur prise par cette histoire réjouit Pierre Demers. Même le communiqué de presse émis par la direction du cégep de Jonquière, mercredi, n'a pu altérer sa sérénité. Il dit comprendre que l'institution se dissocie de sa démarche. «J'ai trouvé ça correct, mais en même temps, je trouve ça drôle que la direction prenne la peine de signaler qu'on n'enseigne pas le vaudou au cégep. Ça montre que les institutions sont frileuses vis-à-vis du pouvoir politique», note l'enseignant.

S'agissant des poupées, enfin, elles suscitent une telle demande, depuis mercredi, que le Jonquiérois craint d'en manquer à l'occasion de la projection de courts métrages qu'il tiendra le 22 octobre à 20h, au Café-Théâtre Côté-Cour. «J'ai peur de toutes les vendre avant la soirée, admet-il. Il y en a une vingtaine et elles sont longues à faire. C'est un travail d'artisan. Je crois que je vais demander une subvention à Promotion Saguenay.»

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