Une sculpture à l'abandon

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Le sculpteur Germain Desbiens dénonce la manière dont... (Le Quotidien, Sylvain Dufour)

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Le sculpteur Germain Desbiens dénonce la manière dont la Ville traite son oeuvre «Quatuor en variation». Après avoir passé des années loin des regards sur le terrain de l'ancien bureau de tourisme, elle est maintenant exposée à la vue de tous, mais pas dans sa forme originale.

Le Quotidien, Sylvain Dufour

Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Le sculpteur Germain Desbiens dénonce la manière dont la Ville traite une de ses oeuvres. Après avoir passé des années loin des regards sur le terrain de l'ancien bureau de tourisme, «Quatuor en variation» est exposée à la vue de tous depuis plusieurs mois, mais pas dans sa forme originale. Une situation qui irrite l'auteur de la sculpture.

«Je dénonce la nonchalance de la ville face à une oeuvre d'art qui lui appartient. Je dénonce la manière dont est traitée mon oeuvre depuis 10 ans. C'est un manque de respect», affirme Germain Desbiens.

Le sculpteur originaire de Chicoutimi maintenant installé à Lévis était de passage dans la région par affaires cette semaine. Il a profité de l'occasion pour vérifier de ses yeux l'état de son oeuvre acquise par la municipalité à la fin des années 80.

Plus tôt cet été, l'artiste avait été alerté de l'état de sa sculpture par des cyclistes de Chicoutimi en visite à son auberge.  

«Ils ont vu une photo de mon oeuvre et l'ont reconnue. Mais ils ont été surpris de voir qu'elle ne ressemblait pas à ce qu'ils avaient vu aux abords de la piste cyclable de Chicoutimi.»

«Quatuor en variation» est une oeuvre inspirée de la pièce du même nom de Vivaldi. Composée de quatre blocs de béton, elle a été réalisée par Germain Desbiens dans le cadre du concours «Sculpture Alcan 1987». Étant donné sa grosseur et son poids (les pièces mesurent respectivement huit, sept, six et quatre pieds et sont fabriquées en béton armé), l'oeuvre ne pouvait être transportée à l'intérieur du CNE. L'artiste a donc été disqualifié du concours. Il a offert son oeuvre à Chicoutimi, qui en a fait l'acquisition.

La sculpture a été installée à l'extérieur du bureau de tourisme, sur le boulevard Talbot.

Puis, lorsque le pavillon a été fermé, l'oeuvre est demeurée sur place pendant plusieurs années.

«C'est comme si elle avait été oubliée. Elle était dans le champ et non identifiée parce que la plaque d'identification avait été volée», raconte celui à qui on doit aussi la murale «Éclatement énergétique», installée entre le poste d'Hydro-Québec et le Centre Georges-Vézina.

L'artiste dit avoir rencontré le dirigeant du bâtiment du tourisme à plusieurs reprises. Mais c'est seulement à partir du moment où il a été mis en contact avec François Hains qu'il a eu l'impression que la Ville s'intéressait à la sculpture.

// La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien

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