Jérôme Munger, artiste de l'ombre

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Jérôme Munger pratique le métier de musicien depuis... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Jérôme Munger pratique le métier de musicien depuis plus d'un quart de siècle. Il lui arrive de jouer de la guitare, comme le suggère cette photographie, mais son instrument de prédilection demeure le piano.

Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Daniel Côté
Le Quotidien

(Jonquière) S'il jouait dans la Ligue nationale de hockey, Jérôme Munger représenterait l'équivalent d'un plombier de luxe. Comme les attaquants qui font carrière pendant une quinzaine d'années sans compter plus de 15 buts par saison, ce Jonquiérois se signale davantage par l'amour de son métier, sa polyvalence et son efficacité que par sa propension à occuper le devant de la scène.

Les réflecteurs, il les laisse briller sur les autres, comme c'est le cas depuis que claviériste assume la direction musicale des spectacles «De Céline Dion à la Bolduc» et «Party», des productions présentées au Théâtre Palace de Jonquière. Ce travailleur de l'ombre a aussi participé à la création de deux DVD d'Annie Brocoli, fait partie de l'équipe de la revue musicale «Rock Story», joué au Centre Bell et aidé plusieurs artistes à enregistrer leurs chansons, entre autres missions.

Il fait carrière depuis près d'un quart de siècle et n'a pas eu besoin de consulter un orienteur pour établir ses préférences. «Je ne me suis jamais posé de question», a-t-il confié mardi, à la faveur d'une entrevue accordée à Progrès-Dimanche. Enfant, déjà, il a appris à jouer du piano en piochant sur les deux instruments que possédaient ses parents. C'est seulement lors de son passage au cégep d'Alma que son talent a été balisé par une formation académique.

Toujours dans sa tendre jeunesse, il donnait des concerts improvisés dans le magasin d'instruments de musique qui, jadis, logeait à l'intérieur du centre commercial Place du Saguenay, à Chicoutimi. Ses parents, qui le cherchaient, s'apercevaient que plusieurs dizaines de personnes applaudissaient le petit prodige. À l'en croire, c'est la première et la dernière fois qu'on l'a vu attirer l'attention de manière aussi affirmée.

Un monde disparu

Dès l'âge de 15 ans, Jérôme Munger a fréquenté la rude école des bars. Membre d'un groupe spécialisé dans les reprises de succès pop rock, il a fait des débuts au motel Chez Carmen, situé aux Escoumins. «Pendant trois ans, j'ai eu 18 ans», lance le musicien en riant. Il garde un excellent souvenir du chanteur de la formation, Alain Labrie, maintenant associé au Cirque du Soleil. Déjà, son talent exceptionnel le faisait ressortir du lot.

Tout naturellement, le Jonquiérois s'est spécialisé dans les duos à compter de 1988. Pour des raisons économiques, mais aussi par goût. Partir pendant trois ou quatre jours, souvent loin de chez lui, ne le dérangeait pas. Pendant une dizaine d'années, il a sacrifié à ce rituel avec trois ou quatre partenaires, dont Sylvain Landry, qui a ensuite bifurqué vers le classique.

// La version complète du texte est disponible dans votre Progrès-Dimanche

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