Inauguré il y a un an, l'espace Plate-Forme, situé dans le hall d'entrée principal du Lobe, est mis à la disposition des artistes. Barbara Garant a choisi d'y élire résidence pendant sept jours à la fin septembre, dans le cadre de son projet «Une vie échantillon». Abordant les notions d'identité, de relation avec l'autre, de temporalité et de malaise, l'expérimentation de Barbara Garant l'a confinée à cette chambre de fortune aux équipements de base. Au cours du séjour de l'artiste, elle est devenue complètement dépendante du monde extérieur pour se nourrir et s'abreuver, mais aussi pour combler son besoin d'interaction et de socialisation.
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En visitant les vestiges de la chambre de Barbara Garant, présents au Lobe jusqu'au 18 décembre prochain, on devient témoin de la détresse relative à l'isolement et au simple fait d'exister dans un espace restreint. Des images de Barbara Garant tournant en boucle sur un petit écran de télévision niché sous le lit témoignent de ce désarroi, de cette confusion. Différentes séquences filmées par l'artiste seront présentées chaque semaine, tout au long de l'exposition. Lors du passage du Quotidien, le téléviseur montrait une Barbara Garant en larmes, allongée sur son lit, manifestement troublée par cette sensation nouvellement acquise d'être seule au monde.
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