Troquer le plastique pour le rustique

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Gabriel Aubert de L'Atelier du cheval de bois... (Le Quotidien, Sylvain Dufour)

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Gabriel Aubert de L'Atelier du cheval de bois croit que les gens sont las des jouets de plastique manufacturés par millions en Chine.

Le Quotidien, Sylvain Dufour

 

Mélissa Gagnon
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Les consommateurs sont-ils las des objets fabriqués en masse, des produits manufacturés à coup de milliards dans des pays comme la Chine? Si l'on se fie aux artistes et artisans participant à la 29e édition du Salon des métiers d'art du Saguenay-Lac-Saint-Jean, force est de constater que oui.

«Les gens sont tannés du plastique et du Fisher-Price. Ils veulent quelque chose de différent, fait ici», met en relief Gabriel Aubert de L'Atelier du cheval de bois. Rencontré hier au stand de la compagnie ayant pignon sur rue dans la petite municipalité de Stanhope, en Estrie, le jeune homme témoignait de l'intérêt grandissant des Québécois à l'égard des produits originaux, fabriqués localement.

 

Fort attrayants de par leurs formes et leurs couleurs, les jouets de L'Atelier du cheval de bois ont attiré bien des curieux à l'hôtel Le Montagnais, hier après-midi. Lors du passage du Quotidien, une bonne douzaine de mamans, grands-mamans et femmes enceintes s'étaient agglutinées devant le coloré décor du kiosque consacré aux enfants. Ensemble, elles s'émerveillaient devant la multitude de jouets entièrement conçus à partir de matériaux provenant du Québec.

«On fait tout ce qu'on peut pour s'approvisionner au Québec. Même la corde et la colle viennent d'ici», d'indiquer Gabriel Aubert, en prenant soin de préciser que les voiturettes, avions et animaux conçus par son entreprise ont subi l'épreuve du temps. Recouverts de peintures non-toxiques et résistants à l'eau, les produits le L'Atelier du cheval de bois charment par leur rusticité et ramènent le consommateur à la base. L'artisan, dont la famille est originaire de Jonquière, se fait un plaisir de participer à l'événement régional pour une deuxième année consécutive. Il considère que le Salon des métiers d'art du Saguenay-Lac-Saint-Jean demeure l'une des vitrines les plus importantes de l'année en termes de visibilité.

Bijoux

Cet avis est partagé chez Twist Design, entreprise dirigée par la Jonquiéroise Marie-Hélène Haché. La créatrice de somptueux bijoux enregistrait déjà ses premières ventes, moins de 24 heures après l'ouverture officielle du salon.

«Le Salon, c'est environ 30 pour cent de mon chiffre d'affaires annuel», a fait valoir la jeune designer et artiste. Pour Marie-Hélène Haché, dont l'exclusivité des pièces attire autant les clientes fidèles que les novices, la saison automnale est caractérisée par un bouillonnement d'activité. En plus de participer au Salon, celle qui agit à titre de vice-présidente du conseil d'administration de la Corporation régionale des métiers d'art contribue à assouvir le désir de nouveauté des touristes de la mer, présents chez nous dans le cadre de la saison des croisières.

// La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien

 

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