S'agissant de la transparence, elle a été exprimée au moyen d'un bout de papier distribué à chacun des participants, soit une quarantaine de personnes. On y trace le chemin d'accès à un document important, puisqu'il s'agit de l'étude de faisabilité reliée au projet de rénovation de l'Auditorium Dufour (pour le consulter, il suffit de visiter le site internet du Théâtre du Saguenay, l'entité qu'administre la CDCC).
«J'ai demandé que soient mis en ligne tous les documents, dont l'étude de faisabilité, celle de Go multimédia et, lorsqu'elle sera prête, l'étude comparative demandée à la firme Samson, Bélair», a annoncé Pierre Mazurette au début de l'assemblée. Cette intention a été unanimement saluée, y compris par ceux qui favorisent la construction d'une salle de spectacles au centre-ville de Chicoutimi.
Contexte différent?
La neutralité affichée par le nouveau président, elle, n'est pas passée comme une lettre à la poste. Lui qui vient d'être nommé afin de remplacer Richard Boivin qui, lui-même, avait succédé en cours de mandat à Vassilis Fasfalis, a décidé de ne pas tenir une assemblée extraordinaire qui aurait été exclusivement consacrée au dossier de la salle de spectacles.
Faisant fi d'une résolution qui avait été adoptée par les membres, à l'unanimité, le 30 juin dernier, Pierre Mazurette a argué que la décision de la ville de Saguenay de tenir une consultation publique au début de la nouvelle année avait changé la donne.
«La mission de la coopérative n'est pas de prendre le leadership dans ce débat. Nous sommes les gestionnaires d'un bien public», a-t-il énoncé. Affirmant que l'organisme sans but lucratif ne devait pas se mettre en porte-à-faux vis-à-vis de la population, le nouveau président refuse de vivre une situation aussi inconfortable que celle qui aurait découlé de la signature des registres municipaux, il y a quelques mois.
Rappelons que la CDCC favorisait alors la rénovation de la salle du Cégep de Chicoutimi, projet auquel de nombreux Saguenéens se sont opposés en bloquant le règlement d'emprunt que devait entériner le conseil municipal. C'est à la suite de cet épisode que le maire Jean Tremblay a décidé de tenir une consultation populaire.
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