Tournage: la réalité dépasse la fiction à Dolbeau-Mistassini

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«C'est comme si la réalité dépassait la fiction. Quand Sébastien Pilote a... (Le Quotidien, Louis Potvin)

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Le Quotidien, Louis Potvin

Louis Potvin
Le Quotidien

(DOLBEAU-MISTASSINI) «C'est comme si la réalité dépassait la fiction. Quand Sébastien Pilote a choisi Dolbeau-Mistassini pour son film, l'usine n'était pas fermée. Et là, elle a fermé. C'est une drôle de coïncidence. On espère qu'on ne porte pas malheur à la ville.»

René Pothier, l'assistant réalisateur du film «Le vendeur», premier long métrage du cinéaste de la région, Sébastien Pilote a fait cette constatation lors de la visite du Quotidien sur le plateau de tournage.

 

La réalité de la ville et son «look» cadrent parfaitement avec l'histoire et l'émotion que souhaite transmettre le jeune réalisateur.

Le récit se veut collé sur la réalité des municipalités mono-industrielles du Québec qui voient leur économie s'effriter à cause de la fermeture du plus gros employeur. Marcel Lévesque est le vendeur du mois depuis 16 ans à la Maison de l'auto. Il vendrait un réfrigérateur à un esquimau. Mais la grisaille municipale et le hasard de la vie vont miner ce personnage.

Une partie du boulevard Saint-Michel, du secteur Mistassini, est transformée en plateau de tournage. Les premiers coups de manivelle du film de Sébastien Pilote seront donnés samedi. Le garage de la Maison de l'auto bourdonnait hier après-midi. L'équipe de production composée d'une quarantaine de techniciens et d'artisans s'affairait à préparer le lieu pour filmer les scènes avec Gilbert Sicotte qui incarne un vendeur de «chars» performant. Mais un coup dur jumelé à la fermeture de l'usine va lui saper le moral.

Sur les 28 jours de tournage dans la région, 16 seront réalisés au garage ou à proximité. On mettait les bouchées doubles hier pour être prêt. Les électriciens fixaient des projeteurs à l'extérieur, d'autres terminaient l'installation du matériel à l'intérieur. L'accessoiriste originaire de Dolbeau-Mistassini, Élise Nadeau ajoutait des éléments pour rendre le décor encore plus crédible.

Chance unique

«Sébastien Pilote est chanceux, car c'est rare un jeune cinéaste qui dispose du budget de 2,5 millions$ pour un premier film. Il le mérite, car il a beaucoup de talent», lance René Pothier, qui a 33 ans de métier derrière les projecteurs.

Il est aussi rare de voir débarquer une équipe de professionnels de cinéma dans la région. Il s'agit d'une première au Lac-Saint-Jean. Et les retombées seront intéressantes, car l'équipe va laisser dans son sillage plusieurs dizaines de milliers de dollars. «On achète beaucoup de matériel dans les commerces. De plus, une quarantaine de personnes vont vivre ici pendant un mois», souligne Pothier.

//La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien

 

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