«Le Pensionnaire» serait un des premiers romans qui traite de ce sujet encore tabou aujourd'hui. « Je ne comprends pas pourquoi l'histoire épouvantable de ces 200 pensionnats a été étouffée. C'était un génocide culturel. Il est temps d'en parler ouvertement. Nous l'avons fait pour les orphelins de Duplessis qui sont considérés comme les pires cas de maltraitance d'enfants au pays. Je dirais que les enfants des pensionnats indiens sont à égalité si on fait la triste course à la souffrance et au décompte des vies brisées pendant un siècle «, lance d'emblée Mme Potvin, également journaliste et enseignante de français à la polyvalente de Roberval
À partir d'une quinzaine de témoignages de survivants et des archives, Chantale Potvin a ficelé le personnage du pensionnaire, un homme dans la cinquantaine qui raconte les atrocités qu'il a vécues pendant son séjour au pensionnat.
Surprise, il y a trois ans, de ne pas connaître cette triste période de l'histoire, Mme Potvin décide de chercher des survivants au Québec. « C'était très dur d'entendre ces témoignages, surtout lors des longs moments de silence. Ces histoires devaient se trouver dans un roman, car la littérature sur les pensionnats indiens est très mince. Il y a des documents, des essais, mais je crois que les gens apprennent beaucoup en lisant des romans. J'ai choisi ce sujet pour écrire au nom de l'humanité», plaide Chantale Potvin, une non-autochtone qui écrit régulièrement dans les journaux et magazines destinés aux Premières nations.
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