Au plan technique, l'origine du problème tient à l'effondrement de la toiture survenu le 21 février. Cet événement était prévisible, puisqu'il y a deux ans, la surface avait été fragilisée par de fortes précipitations. Les propriétaires, Richard Lamontagne et Marlène Ménard, avaient monté un projet de rénovation, mais il ne n'est pas concrétisé assez vite.
«Ça fait mal au coeur. Ça ne se dit pas, commente Richard Lamontagne. On voit qu'il n'y a pas de volonté politique pour sauver le patrimoine.» Il avait contacté la conseillère municipale de Saguenay, Marina Larouche, mais elle ne l'a pas rappelé. Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a été sollicité, lui aussi, mais n'était pas prêt à bouger.
«Il parlait de délais de six mois à un an. C'est dommage parce qu'on voulait faire des lofts dans le bâtiment. Un organisme culturel, Espace Virtuel, était intéressé à prendre le haut», rapporte le propriétaire. Il est revenu à la charge après l'effondrement de la toiture, mais il n'a pas été possible de dénicher 300 000$ pour effectuer des réparations d'urgence.
Triste liquidation
Les propriétaires de la Bouquinerie Jacques-Cartier auraient pu déménager, mais le coeur n'y est plus. Il n'est pas question de revivre l'expérience des premières années, alors qu'ils recevaient les clients dans leur résidence du centre-ville de Chicoutimi.
C'est donc avec tristesse que le couple procédera à une vente de fermeture, samedi et dimanche. À chaque jour, les gens pourront franchir les portes du commerce à compter de 9h. La plupart des livres et magazines seront offerts à prix réduit, parfois pour aussi peu qu'un dollar. Seuls les ouvrages précieux seront écoulés au prix normal.
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