Depuis le décès du Jonquiérois en 1976, ses partitions dorment chez l'un de ses trois fils, Léon, qui réside à Montréal. Elles comprennent «Panis Angelicus», à qui la Société des musiciens d'église de la province de Québec avait accordé un prix en 1942, de même que des symphonies, des pièces pour orchestre et choeur et d'autres centrées sur le piano.
«De ce temps-ci, c'est tranquille», admet André Brassard, le seul rejeton du musicien qui vit toujours à Jonquière. Il est le premier à reconnaître qu'un coup de barre s'impose, sans toutefois détenir la clé de l'énigme. L'idéal, au fond, serait qu'un interprète reprenne la démarche du pianiste Alain Lefèvre, qui a fait revivre les compositions d'André Mathieu.
«Il faudrait que les gens dont c'est le domaine d'activité décident de jouer les oeuvres de mon père. Nous ne demandons pas mieux», souligne André Brassard. Sans prétendre à la neutralité, il affirme que plusieurs créations mériteraient d'être redécouvertes.
«Il y a deux ou trois symphonies, dont ?La Matapédienne?, ainsi que des basilicales, des oeuvres pour orgue. Mon père a aussi écrit ?Poème d'amour et de joie?, une composition pour orchestre et choeur. Après son décès, nous avons demandé à un musicien de mettre cette oeuvre sur partition, de l'adapter au langage orchestral», indique le Jonquiérois.
Sans être musicien, il estime que le travail de François Brassard justifie qu'on s'y attarde. «Ses compositions épousaient un ton joyeux, souvent léger, décrit André Brassard. Tout en étant conscient de ce qui se faisait ailleurs, mon père s'en tenait à son inspiration à lui. Il créait de la musique classique à partir de thèmes folkloriques.»
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