Théâtre du Saguenay: les membres continuent la lutte

L'assemblée des membres du Théâtre du Saguenay avait... (Le Quotidien, Sylvain Dufour)

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L'assemblée des membres du Théâtre du Saguenay avait lieu à huis clos, hier, ce qui a poussé les organisateurs à vérifier l'identité de chacun des participants au début de la soirée.

Le Quotidien, Sylvain Dufour

Daniel Côté
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Les membres du Théâtre du Saguenay poursuivent la lutte engagée il y a six semaines. Réunis hier soir, à l'hôtel Le Montagnais de Chicoutimi, ils ont formé un comité chargé de faire la lumière sur la situation de la coopérative, d'agir pour l'ensemble de ses 1435 membres, y compris en prenant des recours dans le cadre du processus de faillite initié récemment, de recueillir des fonds, de recruter des adhérents et d'effectuer des représentations de nature politique.

Près de 70 personnes ont assisté à l'assemblée qui, pendant plus de trois heures, a tracé le bilan des actions prises par le Comité de travail pour l'avenir du Théâtre du Saguenay, l'instance qui a été remplacée par le nouveau comité. Ils sont revenus sur ses nombreuses interventions médiatiques, de même que sur la manifestation tenue le 1er mars, à l'occasion d'une séance du conseil municipal de Saguenay. Rappelons que 200 citoyens bâillonnés avaient participé à ce coup d'éclat.

 

Une chronologie des événements intitulée «Chronique d'une mort annoncée» a complété ce rappel des événements récents en remontant jusqu'en 1998, l'année où une étude avait recommandé la création d'une salle de spectacles de 1200 places au centre-ville de Chicoutimi. Plus on se rapproche du temps présent et plus on remarque que cette option a été marginalisée par la ville au profit de la rénovation de l'Auditorium Dufour.

Ce portrait montre également qu'à la suite de l'assemblée générale «paquetée» de 2007, le Théâtre du Saguenay a été noyauté par des représentants de l'hôtel de ville. Même le sursaut de juin 2009, alors que les membres avaient contesté le travail de l'ancien président Vassilis Fasfalis, est resté sans lendemain. De fait, son successeur, Pierre Mazurette, a été nommé par le conseil d'administration, le 16 novembre de la même année. Il avait acheté sa carte de membre sept jours plus tôt et le maire Jean Tremblay a révélé, il y a quelques semaines, que cette vocation subite avait reçu son aval.

// La version complète du texte est disponible dans votre Quotidien

 

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