Après un prélude avec Harry Manx mardi soir, l'ouverture officielle du Festival Jazz et Blues, qui se poursuit jusqu'au 29 mars, est de bon augure pour la suite.
On pouvait se réjouir, hier soir à Chicoutimi, de voir un public de mélomanes de tous âges faire salle presque comble. Une belle relève en perspective pour le public de l'Orchestre symphonique qui célèbre ses trente ans en inscrivant «L'orchestre en jazz» dans ses coups de coeur novateurs, sous la direction du maestro Jacques Clément.
«Le projet se voulait rassembleur, souligne Jocelyn Robert, directeur général de l'OSSLSJ. On s'est acoquiné avec des gens qui ont à coeur que ça bouge à Saguenay. Ajoutant avec humour qu'il s'agit du seul orchestre symphonique au monde à habiter au Saguenay.»
Heureux mélange
Débutant sur cette note joyeuse, le concert a été présenté en deux parties. Un heureux mélange de style avec le classique stylisé et le jazz décontracté.
Difficile de résister à l'intensité de l'interprétation de la chanson de Brel «Voir un ami pleurer», mais tout autant à l'ampleur des pièces de Gershwin, Symonds, Brubeck ou Ellingto.
Présent dans la première et la deuxième parties, Yannick Rieu au saxophone est venu chercher son public de l'intérieur. Son jeu concentré, dense, intimiste, incitait à l'abandon.
Au piano, Alain Lefèvre a subjugué, une fois de plus, par sa vivacité. Un véritable voltigeur sur un clavier dont on a parfois le sentiment de découvrir de nouvelles notes.
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