Un homme de 27 ans, Dominic Gauthier, a été arrêté hier matin et accusé en fin d'après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi, de neuf incendies criminels qui ont été perpétrés sur le territoire de Saguenay au cours des derniers jours, dont ceux de l'école Le Roseau du secteur nord de Chicoutimi et d'une résidence familiale occupée par un couple et une jeune enfant à La Baie.
D'autres accusations pourraient être ajoutées au dossier de l'accusé d'ici son enquête sur remise en liberté prévue pour le jeudi 22 octobre. La police de Saguenay et la Sûreté du Québec dressent présentement l'inventaire des incendies criminels survenus dans la région depuis le début de l'été afin de vérifier si certains de ces méfaits pourraient être l'oeuvre du présumé pyromane qui croupit derrière les barreaux. En juillet dernier, quatre véhicules avaient été la proie des flammes en 11 minutes dans le secteur nord de Chicoutimi.
Dominic Gauthier, dont le lieu de résidence dans la région n'a pas été révélé, n'a pas été accusé pour l'incendie qui a complètement détruit une résidence familiale de Shipshaw, tôt hier matin. Les enquêteurs de la police de Saguenay travaillaient encore dans les décombres, hier, en fin de journée afin de trouver des indices. Le suspect est cependant connu des milieux policiers pour des vols qui ont été commis au cours de l'été.
C'est grâce à la vigilance d'un citoyen que les policiers de Saguenay ont pu arrêter le suspect vers les 5h du matin hier. «Quelqu'un nous a téléphoné pour signaler un individu aux allures louches au volant d'une camionnette rouge dans le secteur de Laterrière. Les agents avaient suffisamment d'informations en main pour intercepter le suspect au volant de son véhicule et le soumettre aux enquêteurs aux fins d'interrogation», a rapporté Bruno Cormier, porte-parole de la Sûreté municipale de Saguenay.
L'accusé qui s'est présenté en cour avec les menottes aux poignets a été décrit par son avocat comme un homme dépressif et visiblement épuisé par le long interrogatoire des enquêteurs. «Notre rencontre a été brève, il avait pris des médicaments et il était très fatigué. La Couronne a émis une objection formelle de remise en liberté en raison de la gravité des accusations. Nous allons attendre de savoir s'il y aura d'autres accusations pour la suite des procédures», a fait valoir Me Julien Boulianne qui représente l'accusé.













