Hier, la Couronne a présenté sa preuve des incendies allumés au 2189 et au 2204 de la rue Saint-Jacques les 10 et 12 juillet 2006 ainsi que de ceux de trois immeubles situés au 3774, 3762 et 3778 de la rue Saint-Pierre avant l'aube du 2 juin et du 2322 de la rue Saint-Dominique le 16 juin.
Ces quatre incendies ont affecté six immeubles et failli coûter la vie à une femme de 80 ans, Valérie Tremblay, et son frère Armand, âgé de 72 ans, qui dormaient paisiblement.
Un passant a remarqué des flammes qui sortaient de derrière la maison et a tenté d'alerter ses occupants. Resté sans réponse, il a cogné à la porte du voisin aussi menacé par les flammes et a obtenu une réponse. Pendant ce temps, des ouvriers de la municipalité travaillant tout près sont arrivés et ont enfoncé la porte pour sauver les occupants. Un secouriste a vu le septuagénaire dans un couloir; il a bredouillé que sa soeur plus âgée était un peu plus loin dans l'immeuble.
«Les deux personnes ont été sauvées in extremis», a commenté l'enquêteur Pierre Lévesque, responsable de la coordination de l'enquête sur les feux de Jonquière entre 2002 et 2006.
Par chance, les deux occupants étaient au rez-de-chaussée au moment de l'incendie parce que les flammes avaient longé le mur arrière et avaient embrasé le toit, dégageant une fumée nourrie par le revêtement de vinyle. Les pompiers étaient préoccupés par la présence d'un cabanon comprenant un réservoir de 250 gallons d'huile à chauffage, rempli aux deux tiers, tout près du foyer d'incendie.
Les trois immeubles étaient habités. L'intensité de la chaleur dégagée par l'immeuble situé au centre a affecté les recouvrements de vinyle et d'aluminium de ses deux voisins latéraux.
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