«Je prendrais la même décision»

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Jean Tremblay      ... (Le Quotidien, Archives)

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Jean Tremblay

Le Quotidien, Archives

Stéphane Bégin
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Même en étant condamné à verser une somme importante pour le congédiement illégal de l'ancien directeur général, même en ayant à payer des frais d'avocats particulièrement élevés, Jean Tremblay estime avoir pris la bonne décision et n'hésiterait pas à reprendre la même aujourd'hui.

En plus, la Ville de Saguenay a même, selon le maire, économisé passablement d'argent dans le dossier Bertrand Girard.

Le maire de la ville, Jean Tremblay, a accepté, hier, de commenter l'imposant jugement de 60 pages du juge Yves Alain, de la Cour supérieure, qui condamne la Ville à verser une somme de 583 460 $. Il ne cache pas sa déception face au jugement et il respecte la décision, même s'il n'est pas d'accord avec les conclusions.

 

«Je suis déçu, très déçu du jugement. Je ne peux pas dire que je suis satisfait, mais je ne peux rien faire. Les juges sont au-dessus de tout et c'est tout à fait normal à l'intérieur d'une société.

«Je suis d'accord sur un fait dans un jugement. Il faut baisser la tête et prendre la décision. Mais ça ne m'empêche pas d'être en désaccord avec les conclusions. Je respecte le juge Yves Alain et je vais me souvenir de son nom longtemps», d'expliquer dans un premier temps le maire Tremblay.

Économie

Au-delà de la déception, le maire de Saguenay estime que la décision prise en février 2002 demeure la bonne. D'ailleurs, s'il devait faire face à la même situation aujourd'hui, Jean Tremblay et les membres du conseil municipal n'hésiteraient pas à prendre la même, soit de congédier le directeur général. «Oui, je prendrais la même décision et les membres du conseil feraient de même, j'en suis persuadé», dit-il.

De plus, même si la municipalité vient d'être condamnée à verser 583 640 $ (plus les intérêts et les dépens) à Bertrand Girard, sans oublier les frais d'avocats (plus de 575 000 $), il semble, selon les propos de Jean Tremblay, que la municipalité parviendra à réaliser des économies ou du moins à rentrer dans son argent.

«Nous avons sauvé 1,6 million de dollars avec notre décision de 2002. Ce n'est pas pour rien que j'avais insisté auprès du président du comité de transition, Bernard Angers, pour qu'il embauche un directeur général en provenance de notre organisation. Au moment de la fusion, nous avions le personnel nécessaire pour remplir le mandat.

«En prenant quelqu'un de l'intérieur, nous n'avions pas à embaucher un employé de plus. Nous économisions le salaire du directeur général et les avantages sociaux, sans oublier le salaire d'une secrétaire. En ne prenant pas Bertrand Girard, nous sommes parvenus à faire le même travail avec deux personnes en moins», explique M. Tremblay.

En tenant compte de l'économie de 1,6 M$ en comparaison des frais encourus par le dossier, Saguenay économiserait quelques milliers de dollars tout au plus.

 

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