La conclusion de l'évaluation psychiatrique est une étape nécessaire au processus de sentence de l'homme de 35 ans reconnu coupable de l'enlèvement, la séquestration et l'agression sexuelle d'une gardienne d'enfants âgée de 12 ans le 15 août dernier.
En septembre, il avait été confié à une équipe de professionnels de la santé mentale afin de savoir s'il rencontre tous les critères attribués à un délinquant dangereux.
L'avocat du prédateur, Me Jean-François Têtu, a pris connaissance des motifs des psychiatres qui ne seront accessibles au public qu'au moment des présentations sur sentence en début d'année prochaine. Il a demandé à l'Aide juridique de défrayer les coût d'une contre-expertise et d'assumer les frais de déplacement d'un deuxième professionnel de la santé parce que son client est sans le moindre revenu depuis son incarcération de façon préventive.
Selon l'avocat de la défense, Michel Tremblay devrait avoir droit à une deuxième expertise étant donné que le qualificatif de délinquant dangereux signifie une période d'incarcération d'une durée indéterminée qui ne serait pas revue avant sept ans, puis à tous les deux ans par la suite. Dans les circonstances, le statut de délinquant à contrôler équivaut à une sentence à perpétuité si la commission responsable de le remettre en liberté refuse de le faire parce qu'il représente un trop grand danger de récidive pour être accepté.
Au Canada, seule une poignée de multiricidivistes ont été déclarés délinquants dangereux.
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