Détenu depuis un bris de condition et son plaidoyer de culpabilité survenu cet automne, Ellefsen a déjà purgé l'équivalent de 12 mois, ce qui lui laisse un solde de 18 mois avant d'acquitter sa dette envers la société.
Le juge Maurice Abud de la Cour du Québec a considéré qu'une partie des résidus des plants de marijuana ne pouvait être considérée comme étant de la drogue au sens de la loi étant donné qu'il n'avait pas la preuve de l'équipement et du matériel nécessaires à sa transformation. Ce qu'il est convenu d'appeler dans le milieu de la «trim», composée de tiges et de branches de plants débarrassés de leurs feuilles et cocottes, peut être transformée en huile de haschisch en la faisant bouillir avec du naphta, un procédé haut risque incendiaire.
Le représentant de la Direction des poursuites criminelles et pénales, Me Laurent Bouchard, voulait ajouter 55 livres de tiges retrouvées à côté de la récolte de marijuana pour justifier l'imposition d'une peine de quatre ans de pénitencier.
L'avocat de la défense, Me Dominic Bouchard, a reconnu la présence de marijuana en feuilles et en cocottes, ainsi qu'une somme de 12 535$ comptant que son client a laissé entre les mains du gouvernement du Québec.











