La femme a dénoncé son conjoint au grand dam de la victime qui n'estime pas avoir été abusée et a refusé de porter plainte par affection pour l'abuseur qui est aujourd'hui âgé de 43 ans.
Hier, l'homme de Saguenay a été condamné à une peine de 48 mois de pénitencier par le juge Jean-Paul Aubin de la Cour du Québec, à qui la Couronne avait suggéré une peine de six ans. L'avocat de la défense, Me Jean-Pierre Gagnon, avait suggéré une peine de moins de deux ans.
Le juge a rappelé que les accusations de cette nature sont sanctionnées par un maximum de 10 ans de pénitencier, quelque soit le consentement allégué de la victime, dans des circonstances où elle considérait l'accusé comme une autorité parentale.
Presque père
L'abuseur est arrivé dans la vie de la mère quand l'enfant avait à peine trois ans. Rapidement, l'enfant fragile et sans figure paternelle s'est entichée de l'homme.
Selon la victime, les premiers attouchements auraient débuté à l'âge de huit ans. Selon l'accusé, 13 ans. La mère n'a rien vu de l'idylle. Les relations sexuelles complètes, une trentaine, ont pris place à partir de 13 ou 14 ans, selon les versions, et ont cessé graduellement après la naissance de l'enfant.
Un agent de probation, un psychologue et un sexologue ont évalué l'abuseur et sont arrivés à des conclusions concordantes que le juge Aubin a pu confirmer en entendant l'abuseur décrire sa relation. Selon le beau-père abuseur, ce serait l'enfant qui l'aurait aguiché, puis séduit jusqu'à l'amener au passage à l'acte.
Selon sa version, il aurait cédé à une véritable aventure amoureuse sans savoir pourquoi et il minimise les conséquences sur la vie de sa victime.
La victime elle-même a écrit au tribunal pour demander que son beau-père évite la prison.
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