En décembre 2008, un jury de 12 personnes déclarait Stéphan Dufour non coupable d'avoir aidé son oncle Chantal Maltais à s'enlever la vie par pendaison. Âgé de 49 ans au moment de son décès, Chantal Maltais était lourdement handicapé lorsqu'il a mis fin à ses jours, lui qui était atteint de poliomyélite depuis sa tendre enfance.
Après avoir tenté en vain de convaincre plusieurs de ses proches, il a finalement obtenu l'aide de son neveu.
Ce dernier a lui-même installé le mécanisme utilisé par la victime, deux jours avant que Chantal Maltais ne commette l'irrémédiable, le 9 septembre 2006.
Tenant compte de son quotient intellectuel d'à peine 67, ce qui en faisait une personne extrêmement vulnérable et influençable, les jurés ont statué que Stéphan Dufour n'avait pas l'intention réelle d'aider son oncle à se suicider.
Défense irrecevable
Selon le représentant de la poursuite dans cette affaire, Me Denis Dionne, la défense présentée par le procureur de l'accusé, Me Michel Boudreault, était irrecevable puisque « les qualités personnelles d'un individu ne doivent pas intervenir dans un jugement «.
Me Denis Dionne entend par ailleurs convaincre les trois juges de la Cour d'appel que leur confrère, le juge Jacques Lévesque, a erré en limitant l'acte du crime au seul instant où Stéphan Dufour a installé le collier étrangleur à l'aide duquel Chantal Maltais s'est pendu.
L'avocat de la défense, Me Michel Boudreault, a déjà fait savoir qu'il porterait la cause devant la Cour suprême du Canada si le verdict est cassé par la Cour d'appel.











