La femme âgée de 25 ans a l'intention de plaider coupable demain à tous les chefs d'accusation portés contre elle depuis un an.
C'est du moins ce que son avocat, Me Dominic Bouchard, a annoncé hier matin au Palais de justice de Chicoutimi alors qu'il était prévu qu'il demande au tribunal de la remettre en liberté une deuxième fois sur engagement.
L'avocat a indiqué que des discussions sont en cours depuis plusieurs jours avec sa consoeur du Bureau de lutte au crime organisé, Me Claudine Roy, qui s'oppose à toute mise en liberté avant le règlement de tous les dossiers.
La femme a été recherchée pendant cinq mois pour des accusations de possession de cocaïne et de parjure lors de la tenue de l'enquête sur mise en liberté de Ben Plourde à l'automne 2008 dans l'affaire de l'altercation avec des policiers de la Sécurité publique de Saguenay le 12 octobre au bar Le Phénix de Jonquière.
Peu de temps après son arrestation, les enquêteurs de l'opération SharQc ont mis la main au collet de «Ben» Plourde dans un commerce de la Rive-Sud de Montréal.
Véronique Vaillancourt avait été détenue deux semaines avant d'être remise en liberté le 24 novembre dernier grâce à des cautions en argent de 25 000 $ et sur parole de 10 000 $ fournies par des membres de sa famille.
Ce sont ces dernières conditions, notamment de se déplacer en présence continuelle de sa tante, qui auraient fait défaut. Une accusation additionnelle de parjure a été ajoutée pour une explication qui ne correspondait pas tout à fait à la réalité.
En raison du milieu de l'accusée et de la confiance que lui témoignait Ben Plourde, présumé grand patron des Hells Angels au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le BLACO pourrait demander une sentence d'incarcération ferme de plusieurs mois.











